Zambie : l’ONU exige la libération des opposants après des violences post-électorales meurtrières

La rapporteuse spéciale des Nations unies sur la liberté de réunion pacifique et d’association, Gina Romero, a exigé le 2 septembre 2026 la cessation immédiate de la criminalisation de l’opposition en Zambie. L’experte indépendante a formellement sommé les autorités de Lusaka de procéder sans délai à la libération de l’ensemble des détenus politiques arrêtés dans le pays.

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Zambie : l’ONU exige la libération des opposants après des violences post-électorales meurtrières
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Cette mise en demeure internationale intervient après la réélection contestée du chef de l’État sortant, Hakainde Hichilema, proclamé vainqueur au terme du scrutin présidentiel organisé le 13 août 2026. L’annonce des résultats électoraux a immédiatement provoqué une vaste vague d’interpellations policières ciblant les formations politiques rivales à travers plusieurs provinces du territoire zambien.

Parmi les personnalités incarcérées figurent le principal dirigeant de l’opposition et candidat arrivé en deuxième position à l’élection présidentielle, Brian Mundubile, ainsi que son colistier Makebi Zulu. Tous deux ont été arrêtés puis inculpés de trahison, un chef d’accusation lourd que la rapporteuse onusienne a formellement dénoncé comme reposant sur des charges entièrement fabriquées par le pouvoir en place.

L’experte des Nations unies a également exprimé sa vive préoccupation devant l’escalade de violences meurtrières survenue dans la foulée des contestations du scrutin. Ces affrontements et représailles ont coûté la vie à l’ancien ministre Mutotwe Kafwaya ainsi qu’à un agent électoral, tandis que les forces de l’ordre procédaient à l’arrestation de centaines de militants et de cadres de l’opposition.

La riposte diplomatique de Lusaka

La réponse des autorités zambiennes ne s’est pas fait attendre face à ces récriminations. Le ministère des Affaires étrangères de Zambie a vivement répliqué le 3 septembre 2026 en rejetant les allégations onusiennes, affirmant que les déclarations publiques de Gina Romero sont entachées d’erreurs factuelles manifestes et constituent un franchissement inacceptable des limites fixées à son mandat international.

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