Un ex‑candidat de la Nouvelle Star critique Aya Nakamura
Le 23 février, dans un entretien accordé à Les Inrockuptibles, l’ancien candidat de la Nouvelle Star Bruno Moneroe a vivement attaqué Aya Nakamura, allant jusqu’à contester son talent et l’origine de son succès, en accusant notamment des achats de streams et un traitement fondé sur la couleur de peau.

Le 23 février, dans un entretien accordé à Les Inrockuptibles, l’ancien candidat de la Nouvelle Star Bruno Moneroe a vivement attaqué Aya Nakamura, allant jusqu’à contester son talent et l’origine de son succès, en accusant notamment des achats de streams et un traitement fondé sur la couleur de peau.
Aya Nakamura, devenue une figure majeure de la musique francophone contemporaine, voit son album Nakamura cité comme l’album francophone le plus streamé de l’histoire et demeure, selon plusieurs bilans de plateformes, l’artiste francophone la plus écoutée à l’international. L’artiste remplit des stades et a également été présente lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris 2024.
Bruno Moneroe s’est fait connaître du grand public en 2006 en tant que finaliste de la saison 4 de la Nouvelle Star, émission diffusée sur M6, et a par la suite tenté de relancer sa carrière via des participations à des programmes de téléréalité comme Les Anges. Avec un auditoire actuel relativement limité — environ 65 auditeurs par mois selon les chiffres évoqués lors de l’entretien — il a émis des critiques très dures à l’encontre de la chanteuse.
Accusations sur le talent et les audiences : les propos de Bruno Moneroe
Dans l’interview, Bruno Moneroe affirme qu’Aya Nakamura « n’a aucun talent », développant que selon lui elle n’est ni auteure, ni chanteuse, ni danseuse : « elle fait du playback, elle ne connaît pas les chansons, les textes de ses propres chansons », a-t-il déclaré. Il a également estimé que, si une femme blanche interprétait le même répertoire, elle serait selon lui « insultée de tous les noms ».
Au-delà de la remise en cause du talent artistique, Bruno Moneroe a porté des accusations sur la provenance des streams et la mise en avant de l’artiste. Il a affirmé que des currents politiques, notamment « la gauche ou l’extrême gauche », ou encore des « gens d’Afrique », financeraient des écoutes afin de présenter Aya Nakamura comme une artiste massivement écoutée : « C’est quoi l’intérêt de la gauche … de mettre une artiste comme ça en avant et de lui acheter des millions de streams et de faire croire que c’est l’artiste la plus écoutée au monde », a-t-il déclaré, évoquant la notion de « représentativité » liée au fait qu’il s’agisse d’« une femme noire ».
Il a ensuite poursuivi sur cette ligne en affirmant : « C’est des millions qui sont investis sur ces artistes pour faire croire … que c’est des artistes qui vendent, qui ont des millions de vues et qui ont des millions de streams ». Ces déclarations s’inscrivent dans un ensemble de prises de position publiques déjà controversées de Bruno Moneroe, qui se revendique de positions conservatrices et nationalistes.
Par le passé, l’intéressé avait tenu sur Sud Radio la phrase suivante : « c’est dur d’être blanc en France ».



