Alors que le conflit ukrainien a provoqué la crise de déplacement la plus rapide au monde depuis la Seconde Guerre mondiale, avec près de 13 millions de personnes déplacées, les Nations Unies ont annoncé avoir doublé leur appel d’urgence pour apporter de l’aide humanitaire en Ukraine, envahie par la Russie, portant le total des fonds à 2,25 milliards de dollars.
L’ONU a révisé, mardi, à la hausse, l’appel de fonds sur l’Ukraine et l’a prolongé de trois à six mois. « L’aggravation de la situation en Ukraine nous a incités à réviser l’appel éclair humanitaire, alors que nous et nos partenaires continuons à fournir de l’aide aux personnes à travers l’Ukraine », a déclaré lors d’un point de presse régulier de l’ONU à Genève, Jens Laerke, porte-parole du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA).
L’appel couvre un large éventail d’interventions dont une aide en espèces, la sécurité alimentaire et des moyens de subsistance. Il porte aussi sur la santé, les abris, la protection, le secteur de l’eau, l’assainissement et hygiène, entre autres.
Jusqu’à présent, le soutien des donateurs, d’un montant de 980 millions de dollars, a permis aux Nations Unies et à ses partenaires d’apporter une aide humanitaire à 3,4 millions de personnes en Ukraine. Avec les besoins révisés, cela donne une couverture de financement de 44 %, lit-on sur le site officiel de l’ONU.
Plus largement, le nombre estimé de personnes ayant besoin d’une aide humanitaire a également augmenté, passant de 12 millions à 15,7 millions à l’intérieur du pays. L’appel révisé vise ainsi à venir en aide à 8,7 millions de personnes parmi les plus touchées à travers le pays.
8,3 millions de personnes pourraient fuir l’Ukraine
Alors que le nombre de réfugiés ukrainiens s’élève a un peu plus de 5,2 millions actuellement, l’Agence de l’ONU pour les réfugiés (HCR) a annoncé qu’environ 8,3 millions de personnes pourraient fuir l’Ukraine cette année.
L’ONU estime que près de 13 millions de personnes supplémentaires sont bloquées dans les zones touchées ou dans l’impossibilité de les quitter en raison des risques pour la sécurité.