Tunisie : Slaheddine Selmi élu à la tête de l’UGTT et promet de relancer le dialogue social

Notre correspondante à Tunis, Lilia Blaise, rapporte que Slaheddine Selmi, âgé de 67 ans et issu du monde de l’enseignement, a été élu à la tête de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT). Sa campagne mettait l’accent sur la continuité et la stabilité, et il bénéficie d’un large soutien à l’intérieur de la centrale.

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Tunisie : Slaheddine Selmi élu à la tête de l’UGTT et promet de relancer le dialogue social
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Dans sa première prise de parole publique après son élection, samedi 28 mars 2026, il a placé au sommet de ses priorités la relance d’un dialogue social interrompu depuis plusieurs mois entre les syndicats et le gouvernement.

Originaire de Kairouan, Selmi est fortement impliqué dans le secteur de l’enseignement primaire, un domaine régulièrement secoué par des tensions et des mouvements de grève ces dernières années. Sa longue expérience au sein de la centrale, où il siégeait au bureau exécutif, lui confère une bonne connaissance des mécanismes internes de l’UGTT.

Interrogé par la radio privée Mosaïque FM, il a notamment insisté sur la nécessité d’une plus grande transparence dans les affaires du syndicat et a annoncé qu’il entendait préserver l’autonomie de l’organisation face à toute tentative d’instrumentalisation.

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Les deux chantiers prioritaires

Le premier défi à relever concerne les dissensions internes qui ont précipité la tenue, un an plus tôt que prévu, d’un congrès électif. Selon le politologue Mohamed Dhia Hammami, Selmi devra consolider une structure centrale fragilisée et reconstruire le maillage régional de la centrale afin de retrouver son influence sur le terrain.

Le second chantier porte sur les relations avec l’exécutif, lesquelles sont restées tendues — voire glaciales — ces derniers mois. Hammami estime que restaurer un dialogue constructif nécessitera du temps, d’autant que l’UGTT peine actuellement à se positionner sur le plan politique en raison de ses problèmes internes et de ses contraintes financières.

Si la succession à la tête de la centrale a été actée, l’avenir politique de l’UGTT demeure pour l’heure incertain.

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