Togo : L’alternance est un droit, le changement est un devoir

Dans une tribune publiée après la finale de la Coupe d’Afrique des nations, Rodrigue Ahégo, signataire pour La Voix des Sans Voix, interprète la victoire du Sénégal face au Maroc à Rabat comme une leçon politique destinée au Togo : stratégie, unité et patience organisée peuvent permettre de l’emporter malgré un environnement institutionnel jugé hostile.

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Togo : L’alternance est un droit, le changement est un devoir
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Dans une tribune publiée après la finale de la Coupe d’Afrique des nations, Rodrigue Ahégo, signataire pour La Voix des Sans Voix, interprète la victoire du Sénégal face au Maroc à Rabat comme une leçon politique destinée au Togo : stratégie, unité et patience organisée peuvent permettre de l’emporter malgré un environnement institutionnel jugé hostile.

Le match en question s’est déroulé le 18 janvier 2026 au stade Prince Moulay-Abdellah. Au-delà du trophée soulevé par les Lions de la Téranga, la rencontre a connu un épisode de forte tension lorsqu’un penalty sifflé contre le Sénégal a provoqué une réaction collective et le retrait momentané de l’équipe du terrain, avant que les joueurs ne reviennent poursuivre la partie sous l’impulsion de leur capitaine.

Dans sa tribune intitulée « Le Syndrome de Rabat ou la Leçon de Résilience des Lions », Ahégo s’adresse explicitement aux « Forces vives de la Nation Togolaise » et propose la lecture du match comme un « manuel de survie et de victoire » pour les militants de l’alternance.

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Analyse : sport, métaphore et consignes pour l’action

Le fil conducteur du texte repose sur la comparaison entre un « terrain hostile » sportif et un environnement politique verrouillé. Selon l’auteur, le Sénégal a dû affronter, outre l’adversaire, des facteurs favorables à l’équipe hôte : un public acquis et un contexte pensé pour avantager le Maroc. Ahégo transpose ce constat au Togo, où il considère que les institutions, l’arbitrage et l’appareil d’État peuvent jouer le rôle de terrain adverse.

Un deuxième thème développé est la transformation d’une injustice perçue en moteur d’action collective. L’arrêt du match après le penalty litigieux est présenté comme une protestation proportionnée à un arbitraire. Le rôle attribué à la figure de Sadio Mané est au cœur de ce récit : Ahégo décrit un leader capable d’apaiser, de rassembler et d’imposer la reprise du jeu, convertissant une frustration en énergie constructive.

Cette « patience armée », expression reprise et analysée par l’auteur, est définie comme une stratégie non passive. Elle consiste, selon la tribune, à demeurer vigilant, calculateur et patient jusqu’à l’apparition d’une faiblesse adverse, puis à frapper avec précision. Ahégo oppose cette approche à l’émotion et aux réactions impulsives qu’il juge improductives dans la lutte politique.

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L’unité est le troisième ressort majeur du texte. L’auteur insiste sur la solidarité du collectif sénégalais face aux tentatives de division, et suggère que la défaite des stratégies de fragmentation passe par une cohésion organique, au-delà des ego et des calculs personnels. Il prend pour exemple la résistance constante des joueurs sénégalais sur l’ensemble de la rencontre, présentée comme une « réponse régulière et impressionnante » aux assauts adverses.

Enfin, la tribune met l’accent sur la dimension méthodique de l’effort : le changement n’est pas décrit comme le produit d’un exploit isolé mais comme le résultat d’une pression soutenue et organisée, capable d’épuiser les conservatismes. Le texte de Rodrigue Ahégo articule ces observations sportives et politiques en direction des militants togolais

Le Sénégal s’est imposé lors de la finale disputée le 18 janvier 2026 au stade Prince Moulay-Abdellah à Rabat

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