Togo : des peines de 3 à 50 ans requises en appel pour la mort du colonel Bitala Madjoulba
Le procureur général près la cour d’appel militaire a requis, mercredi 25 février 2026, des peines comprises entre trois et cinquante ans de détention à l’encontre de sept personnes poursuivies pour leur rôle présumé dans la mort du colonel Bitala Madjoulba.

Le procureur général près la cour d’appel militaire a requis, mercredi 25 février 2026, des peines comprises entre trois et cinquante ans de détention à l’encontre de sept personnes poursuivies pour leur rôle présumé dans la mort du colonel Bitala Madjoulba.
Le militaire, qui commandait le premier bataillon d’intervention rapide, a été retrouvé mort dans son bureau du camp militaire de Lomé, après avoir reçu des tirs, quelques heures seulement après la cérémonie d’investiture de Faure Gnassingbé en mai 2020.
Cette audience en appel intervient après un premier jugement considéré par l’État comme insuffisamment sévère, qui a motivé le dépôt d’un pourvoi pour obtenir des sanctions plus lourdes à l’encontre des mis en cause.
De leur côté, les avocats de la défense ont critiqué la procédure du premier procès, évoquant des « vices de forme » et un dossier qu’ils jugent dépourvu de preuves solides. Ces éléments ont été rappelés lors des plaidoiries devant la formation d’appel.
Un dossier sensible au cœur des tensions militaires et judiciaires
Le dossier reste particulièrement délicat : il met en lumière des interrogation sur les responsabilités au sein des forces armées et pose la question de la qualité des enquêtes menées à l’époque des faits. L’assassinat du colonel Madjoulba avait déjà suscité une vive émotion dans le pays et attiré l’attention sur la discipline et la sécurité dans les camps.
La décision de la cour d’appel, attendue dans les prochaines semaines, devra trancher entre la demande de répression accrue formulée par le ministère public et les arguments de la défense visant à faire annuler ou atténuer les condamnations antérieures. Quelle que soit l’issue, le procès marquera une étape importante pour la justice militaire togolaise.
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