Togo : Appel à une rupture radicale et au départ de Faure Gnassingbé

Au Togo, la question de la tenue d’assises nationales relance un débat vif sur la compatibilité entre des réformes institutionnelles et la longévité d’un pouvoir familial. Des critiques soulignent que les précédentes tentatives de concertation n’ont pas produit de changements durables et plaident pour que toute nouvelle instance de dialogue précise d’emblée ses objectifs et ses garanties, notamment la place accordée à la sortie du président Faure Gnassingbé.

Le
Actus
187vues
Togo : Appel à une rupture radicale et au départ de Faure Gnassingbé
Publicité
2 min de lecture
Google News

Au Togo, la question de la tenue d’assises nationales relance un débat vif sur la compatibilité entre des réformes institutionnelles et la longévité d’un pouvoir familial. Des critiques soulignent que les précédentes tentatives de concertation n’ont pas produit de changements durables et plaident pour que toute nouvelle instance de dialogue précise d’emblée ses objectifs et ses garanties, notamment la place accordée à la sortie du président Faure Gnassingbé.

La trajectoire politique récente du pays est régulièrement évoquée dans ce débat : des moments de tension, des promesses de refondation et plusieurs rendez‑vous nationaux ont alimenté des attentes fortes chez une partie de la population. Selon des analystes et acteurs civils, ces initiatives ont parfois été perçues comme des réponses temporaires aux crises, sans remise en cause profonde des structures de pouvoir.

Le dossier oppose des positions contrastées au sein de la société togolaise. Des voix critiques estiment que s’asseoir à une table de négociation sans garanties préalables reviendrait à légitimer des compromis insuffisants. D’autres observateurs, cités dans le débat public, jugent que la recherche d’un cadre négocié reste nécessaire pour éviter l’escalade, même si cette perspective fait l’objet de méfiance de la part d’opposants historiques.

Publicité

Les enjeux et les pistes avancées

Les opposants aux assises menées sous la supervision du pouvoir en place donnent plusieurs éléments d’analyse : ils rapportent que les précédentes conférences nationales ont souvent débouché sur des mesures jugées cosmétiques, ont permis la désignation de responsables cooptés et ont contribué, selon eux, à diviser l’opposition. Ces constats sont mobilisés pour questionner la pertinence d’un nouvel exercice sans garde‑fous.

Parmi les demandes récurrentes, la question du départ du chef de l’État occupe une place centrale pour certains acteurs : ils considèrent que la crédibilité d’un dialogue passe par la définition explicite des conditions et du calendrier d’un transfert de pouvoir. Dans ce registre, des propositions portent sur un calendrier précis, des garanties juridiques et sécuritaires pour les protagonistes, ainsi que sur la mise en place d’une transition encadrée.

Les modalités techniques évoquées incluent la formation d’un gouvernement de transition représentatif, l’organisation d’élections sous observation internationale et l’instauration d’un mécanisme de justice transitionnelle. Ces éléments sont présentés comme des moyens de concilier la recherche de stabilité et la nécessité d’établir des règles pour des élections crédibles et une paix sociale durable.

Publicité

Plusieurs intervenants insistent également sur la nécessité d’une unité des forces démocratiques et d’un engagement visible de la communauté internationale pour garantir l’application d’éventuels accords. Ils mettent en garde contre les risques de récupération politique et estiment que sans mécanismes de vérification, les engagements pris risquent d’être partiellement appliqués.

L’auteur de la tribune originale défend l’idée que toute assise nationale qui ne ferait pas du départ du président Faure Gnassingbé un préalable serait, selon lui, vouée à l’échec

Articles liés

Merci pour votre lecture — publicité