Tchad: le procès d’Abdoulaye Miskine renvoyé après une audience d’instruction
Au Tribunal de grande instance de N’Djamena, le président du tribunal a renvoyé au 1er septembre 2026 à 9 heures la suite du procès d’Abdoulaye Miskine, après une audience du 31 août consacrée à l’instruction et avant les réquisitions à venir du ministère public.

Le dossier vise quatre accusés, dont Martin Koumtamadji alias Abdoulaye Miskine, et l’État tchadien s’est constitué partie civile dans cette procédure portant notamment sur des accusations de mouvements insurrectionnels, enlèvements, séquestrations, sévices graves, assassinat, viol et extorsion de biens dans la zone frontalière tchado-centrafricaine. La cour tchadienne avait déjà reporté au 31 août une audience tenue le 26 août en raison de l’absence de certaines parties civiles et de témoins.
Au cours de l’audience du 31 août, Abdoulaye Miskine et ses avocats ont contesté la compétence territoriale de la justice tchadienne, en soutenant que des faits liés à ses activités en Centrafrique devraient être examinés à Bangui. Le ministère public a soutenu de son côté que le dossier devait être examiné sous l’angle de crimes graves attribués au groupe placé sous l’autorité de Miskine, et non comme une simple affaire politique ou militaire.
Les avocats de la défense ont également mis en avant des incohérences dans des témoignages de parties civiles, relevant que certaines exactions imputées au mouvement de Miskine étaient situées en 2022 alors que l’accusé était déjà détenu au Tchad. Abdoulaye Miskine est incarcéré dans le pays depuis novembre 2019 en attente de jugement.
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