Soudan – Normalisation avec Israël: la ministre Mariam al-Sadiq al-Mahdi apporte des clarifications

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La normalisation des relations diplomatiques avec l’État d’Israël, amorcée sous la pression de l’administration Trump, fait débat sur le terrain politique. Le sujet divise la société soudanaise et cristallise les discussions dans le pays depuis quelques temps.

Depuis plusieurs mois déjà, il se susurre que le Soudan est en passe de normaliser ses relations diplomatiques avec l’Etat hébreux. Le sujet fait tellement débat qu’il cristallise l’actualité, tant au niveau international que sur le plan local.

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« Il n’y a aucun signe de normalisation avec Israël »

Selon un officiel soudanais, il n’en est rien, en cas, pas pour le moment. « Il n’y a aucun signe de normalisation avec Israël, et il n’y a pas de pourparlers, à aucun niveau officiel. », a martelé la ministre soudanaise des Affaires étrangères, Mariam al-Sadiq al-Mahdi, citée par le quotidien The National, fin septembre. D’après la même source, la ministre n’est pas passée par quatre chemins pour exprimer son opinion sur cette affaire qui divise la classe politique soudanaise au plus haut point.

Sur la question de savoir si des tractations sont en cours pour la normalisation des relations entre le Soudan et Israël, Mariam al-Sadiq al-Mahdi a été on ne peut plus ferme là-dessus. Il faut rappeler que la ministre est la fille de l’ancien Premier ministre devenu opposant, Sadiq al-Mahdi, fondateur du Parti national Umma.

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De par les propos de la ministre des Affaires étrangères, même si des actes posés par le Conseil souverain, l’autorité intérimaire au Soudan, depuis 2019, vont dans le sens d’un certain balisage des relations entre Khartoum et Tel-Aviv, notamment, l’abrogation, en avril dernier, d’une loi datant de 1958 et instituant le boycott de l’État hébreu, cela ne veut pas, pour autant, signifier qu’une lune de miel va démarrer entre les deux pays. Une telle démarche de Khartoum « ne veut pas dire que l’on envisage d’ouvrir une ambassade israélienne à Khartoum », a tempêté la ministre, ajoutant que « toute décision à cet égard devrait être prise par le Parlement de transition ».

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