Soudan du Sud : les autorités promettent que les élections auront lieu en décembre 2026

Les autorités soudanaises du Sud ont réaffirmé, mardi 21 avril 2026, leur intention d’organiser l’élection présidentielle et législatives fixées en décembre 2026, malgré la détérioration sécuritaire et humanitaire qui frappe le pays. L’ONU estime que la situation approche d’un nouveau conflit à grande échelle, tandis que des millions de Sud-Soudanais ont été contraints de fuir leurs foyers ou de se réfugier hors des frontières.

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Politique
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Soudan du Sud : les autorités promettent que les élections auront lieu en décembre 2026
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Le scrutin, sans cesse reporté depuis plusieurs années, serait le premier du genre dans l’histoire du jeune État indépendant, dirigé par Salva Kiir depuis 2011. Les retards répétés et l’instabilité rendent toutefois l’organisation du vote particulièrement périlleuse.

La Commission électorale nationale souffre d’un déficit de moyens et n’a pour l’instant reçu que des financements très limités. Selon le porte-parole du gouvernement, Ateny Wek, l’exécutif prévoit désormais de prendre en charge les coûts nécessaires à la tenue du vote, en mobilisant notamment les recettes issues du pétrole, tout en admettant que la mise en œuvre sera confrontée à d’importantes contraintes.

Pour rendre possible la consultation dans le contexte actuel, le gouvernement annonce qu’un train d’amendements visant à adapter l’accord de paix de 2018 sera présenté prochainement à l’Assemblée nationale. Les dispositions prévues par l’accord n’ayant pas été appliquées dans les faits, les autorités estiment qu’il faut modifier certaines règles pour aller de l’avant.

Tensions persistantes et contestations

La détention à Juba du vice-président Riek Machar, coauteur de l’accord de 2018, alimente l’exaspération politique : ses troupes demeurent engagées dans des affrontements avec l’armée, notamment dans la région du Jonglei au nord-est du pays. Ces combats compliquent encore la perspective d’un scrutin apaisé et inclusif.

Le parti de Riek Machar a vivement critiqué la manière dont l’exécutif entend organiser l’élection, estimant que les démarches en cours excluent des acteurs majeurs et contreviennent aux engagements pris dans l’accord de paix. Cette accusation souligne l’ampleur du défi politique à résoudre si l’on veut éviter un nouveau report.

Face à ces divisions et à l’urgence humanitaire, Juba affirme vouloir respecter le calendrier électoral de décembre 2026 ; reste à voir si les ressources, la sécurité et le terrain politique permettront effectivement de tenir ce rendez-vous démocratique.

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