Soudan du Sud : le chef des droits de l’homme de l’ONU réclame une action urgente pour éviter la guerre civile

À Genève, le 27 février 2026, le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a lancé un vibrant appel pour une intervention rapide au Soudan du Sud. Il a averti que l’absence de réactions fermes mettrait en péril l’accord de paix en place et augmenterait fortement le risque d’un embrasement généralisé du pays.

Ousmane Traoré SambaVoir tous ses articles
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Soudan du Sud : le chef des droits de l’homme de l’ONU réclame une action urgente pour éviter la guerre civile
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À Genève, le 27 février 2026, le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a lancé un vibrant appel pour une intervention rapide au Soudan du Sud. Il a averti que l’absence de réactions fermes mettrait en péril l’accord de paix en place et augmenterait fortement le risque d’un embrasement généralisé du pays.

Dans son allocution devant le Conseil des droits de l’homme, M. Türk a souligné la gravité de la confrontation actuelle, qui oppose les forces fidèles au président Salva Kiir à des milices liées à son rival historique, Riek Machar. Selon lui, la situation évolue vers une fragmentation dangereuse de l’État si rien n’est entrepris.

Le Haut-Commissaire a insisté sur la nécessité d’empêcher les cycles de représailles qui se multiplient et qui, s’ils ne sont pas contenus, pourraient entraîner un retour à une guerre civile à grande échelle. Il a appelé à des mesures immédiates destinées à stabiliser le terrain et à protéger les populations vulnérables.

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Cette mise en garde intervient alors que la paix dans ce jeune État reste fragile, fragilisée par des rivalités politiques et militaires de longue date. Les conséquences d’une détérioration prolongée seraient lourdes pour les civils et pour la cohésion nationale.

Urgence diplomatique et pistes d’action

Pour prévenir une escalade, Volker Türk a plaidé pour une mobilisation internationale ciblée : pression diplomatique sur les belligérants, renforcement des mécanismes de suivi de l’accord de paix et soutien accru aux dispositifs de protection des civils. Il a rappelé que la mise en œuvre effective des engagements pris par les parties est indispensable pour éviter la désintégration du pays.

Les experts et observateurs estiment que des efforts conjoints — alliant médiation politique, présence d’observateurs indépendants et aide humanitaire renforcée — sont nécessaires pour enrayer les représailles et limiter les déplacements de population. Sans une action coordonnée, les institutions déjà fragiles pourraient perdre encore plus de terrain face à des forces armées non contrôlées.

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Dans ce contexte, l’appel de la tête du bureau des droits de l’homme vise à rappeler l’urgence d’intervenir avant que les tensions ne se transforment en une crise irréversible, marquée par une reprise des affrontements à grande échelle et par une déstabilisation durable de la région.

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