Sophie Marceau : choc avec Claude Brasseur six ans après La Boum
Ce 15 janvier 2026, la chaîne Novo19 diffuse la comédie De l’autre côté du lit, portée par Sophie Marceau et Dany Boon. Le film raconte l’échange des rôles d’un couple marié depuis plus de dix ans, Ariane et Hugo, enlisé dans une routine familiale; cette inversion domestique interroge l’amour, le désir et les schémas traditionnels du couple, un thème présenté comme en résonance avec le parcours cinématographique de Sophie Marceau.

Ce 15 janvier 2026, la chaîne Novo19 diffuse la comédie De l’autre côté du lit, portée par Sophie Marceau et Dany Boon. Le film raconte l’échange des rôles d’un couple marié depuis plus de dix ans, Ariane et Hugo, enlisé dans une routine familiale; cette inversion domestique interroge l’amour, le désir et les schémas traditionnels du couple, un thème présenté comme en résonance avec le parcours cinématographique de Sophie Marceau.
Dans la trame, une remarque blessante sur le rôle maternel d’Ariane déclenche une proposition radicale : elle reprend la direction de l’entreprise familiale de location de matériel de chantier, tandis qu’Hugo prend en charge le foyer et se lance dans la vente de bijoux à domicile. Cette bascule, conçue comme une comédie de mœurs, met en lumière les tensions liées aux identités professionnelles et domestiques au sein du couple.
Le film met en scène, sur le registre comique, la confrontation des stéréotypes et la recomposition des rôles au quotidien. Le choix de Sophie Marceau comme tête d’affiche est souligné par les journalistes et la promotion comme porteur d’une résonance particulière avec son histoire personnelle et artistique, telle qu’elle a été façonnée depuis ses débuts.
De La Boum à Descente aux enfers : une trajectoire marquée
En 1980, à 14 ans, Sophie Marceau devient une figure majeure du cinéma français grâce à La Boum. Le film, qui la fait connaître du grand public, la met en scène face à Claude Brasseur, qui incarne François Beretton, un père aimant et dépassé. Le succès est prolongé par La Boum 2 en 1982 ; aux yeux du public, Brasseur et Marceau forment alors un duo quasi familial, ancré dans l’imaginaire collectif.
Six ans plus tard, en 1986, Francis Girod réunit à nouveau les deux comédiens dans Descente aux enfers. Le registre change radicalement : ils interprètent un couple uni par une passion trouble et destructrice — lui, écrivain alcoolique d’une cinquantaine d’années ; elle, une jeune femme d’environ vingt ans. Le film, plus sombre et érotique, comporte des scènes de nudité et provoque un choc auprès du public.
La réaction est vive. Beaucoup de spectateurs ont du mal à accepter la transformation du rôle paternaliste de Claude Brasseur en amant à l’écran. Selon les témoins de l’époque, Brasseur reçoit des dizaines de lettres d’insultes et reconnaîtra plus tard : « Ça n’a pas surpris, ça a choqué », un rôle qui lui aurait « coûté très cher« .
Sur le tournage, Francis Girod disait avoir souhaité provoquer ce malaise et l’équipe surnommait le film « La Boum X« . Cette volonté de rupture artistique a heurté une partie du public, incapable, selon les comptes rendus, de dissocier Sophie Marceau de l’adolescente qu’elle avait incarnée quelques années plus tôt. Pour l’actrice, cette étape marque un tournant visant à casser son image et à affirmer sa liberté dans le choix de ses rôles, au prix d’incompréhensions et de jugements moraux.
En décembre 2020, la mort de Claude Brasseur, à 84 ans, relance le débat autour de leur histoire commune : alors que de nombreux hommages sont rendus, Sophie Marceau reste silencieuse, attitude qui suscite des réactions partagées — certains y voyant de l’ingratitude, d’autres une pudeur personnelle. Ce silence ranime la mémoire d’un glissement dramatique et symbolique entre les images qu’ils ont renvoyées au public : du père de cinéma à l’amant fictionnel, une transition que le public n’a jamais totalement digérée.



