Sonia Mabrouk rejoint BFMTV et divise la rédaction

Sonia Mabrouk quittera CNews et Europe 1 pour rejoindre BFMTV à l’été prochain, après son congé maternité, a-t-elle confirmé dans un entretien au Figaro. La journaliste y explique avoir fait ce choix en raison de la « vision » et de « l’ambition » qu’elle reconnaît chez Rodolphe Saadé et Vincent Bolloré, et de son souhait de s’inscrire « dans le temps long » au sein d’une rédaction « forte ». Cette annonce relance le débat interne sur l’orientation éditoriale de la chaîne d’information.

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Sonia Mabrouk rejoint BFMTV et divise la rédaction
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Sonia Mabrouk quittera CNews et Europe 1 pour rejoindre BFMTV à l’été prochain, après son congé maternité, a-t-elle confirmé dans un entretien au Figaro. La journaliste y explique avoir fait ce choix en raison de la « vision » et de « l’ambition » qu’elle reconnaît chez Rodolphe Saadé et Vincent Bolloré, et de son souhait de s’inscrire « dans le temps long » au sein d’une rédaction « forte ». Cette annonce relance le débat interne sur l’orientation éditoriale de la chaîne d’information.

Dans son entretien, Sonia Mabrouk a déclaré : « J’ai choisi de rejoindre BFMTV. Je reconnais chez Rodolphe Saadé, propriétaire du groupe RMC BFM, comme chez Vincent Bolloré une ambition, une vision, une capacité à bâtir des groupes solides dans la durée. Je veux m’inscrire dans le temps long, au sein d’une rédaction forte ». Sa présence est programmée à la rentrée estivale, après la période de congé maternité qu’elle s’apprête à prendre.

À l’annonce de son arrivée, l’accueil au sein de BFMTV s’est montré contrasté. Plusieurs sources internes ont évoqué une ambiance « glaciaire » et un climat d’inquiétude parmi une partie de la rédaction, rapporte Le Parisien. La société de journalistes (SDJ) de BFMTV a publié, le 20 février, un communiqué rappelant son « attachement » à un « traitement non partisan de l’information » et soulignant que le travail de tout nouveau venu devra s’inscrire dans les exigences déontologiques et éditoriales en vigueur dans la rédaction.

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Réactions syndicales et prises de position internes

Le recrutement de Sonia Mabrouk a également suscité des réactions syndicales. Les syndicats CGT, SNJ et SNME-CFDT ont diffusé un tract alarmiste évoquant une possible « Bollorisation » de l’antenne. Ils reprochent à la journaliste d’avoir, selon eux, été une figure des médias liés à Vincent Bolloré et lui imputent une tendance à ne pas contester certaines lignes éditoriales, notamment en matière de traitement de l’extrême droite.

Dans ce contexte, les syndicats affirment craindre une « droitisation » de la chaîne. Ils citent des publications passées sur le compte X de Sonia Mabrouk, notamment une affiche reprenant le slogan « justice pour Quentin », pour illustrer selon eux des prises de position susceptibles d’influencer l’orientation de l’antenne. Leur communiqué dénonce la possibilité que ce recrutement « fasse basculer » la chaîne « en faveur d’une politique extrémiste », formulations reprises dans le tract interne.

Face à ces critiques, la direction de BFMTV a pris la défense de la journaliste. Le directeur général, Fabien Namias, a déclaré au Figaro que l’arrivée de Sonia Mabrouk renforçait « l’expertise dans le domaine de l’interview politique, du débat et de la confrontation d’idées » et a présenté ce recrutement comme un enrichissement pour la chaîne. Il a par ailleurs précisé que Sonia Mabrouk « n’est pas là pour reprendre la matinale ni l’interview politique du matin où officie Apolline de Malherbe ».

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Des voix au sein de la rédaction confirment une division : certains voient dans son arrivée un « bon coup » susceptible de relancer la chaîne, d’autres s’inquiètent à l’avance sans vouloir « juger sur facture ». Un reporter a résumé l’état d’esprit en évoquant une inquiétude persistante quant à une éventuelle droitisation de l’antenne et la nécessité de rester vigilant.

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