Sénégal – Ousmane Sonko: Macky Sall m’a privé de « ma liberté de culte »

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Le principal opposant Sénégalais, Ousmane Sonko, a dénoncé ce vendredi, une entrave grave à sa liberté de circuler et de sa liberté de culte.

Tôt, ce vendredi matin, le domicile de Ousmane Sonko situé à la cité Keur Gorgui, a été quadrillé par un important dispositif sécuritaire. Les forces de l’ordre déployées sur le terrain, empêchent le leader des Pastef Les Patriotes de quitter sa résidence.

L’objectif est simple, il faut à tout prix éviter que Ousmane Sonko prenne part aux manifestations de sa coalition Yewwi Askan Wi, prévue ce vendredi, pour contester l’invalidation par le Conseil constitutionnel de la liste nationale de la coalition pour les législatives du 31 juillet 2022.

« Ce n’est pas tout ordre qu’on exécute illégalement »

Sur son compte Twitter, Ousmane Sonko a déclaré avoir aussi été empêché de se rendre à la mosquée pour prier en ce vendredi saint. « En plus de me priver ma liberté d’aller et de venir, Macky Sall vient de donner l’ordre de me priver de ma liberté de culte », a-t-il dénoncé.

Le maire de la ville de Ziguinchor a également appelé les forces de l’ordre qui ont encerclé son domicile à la raison et à faire la part des choses. « Sur quelle base vous m’empêchez? La constitution dit que j’ai le droit d’aller et de venir. Quand on donne un ordre illégal, vous, en tant que forces de l’ordre, vous avez le droit de refuser. Ce n’est pas tout ordre qu’on exécutif manifestement et illégalement », a-t-il martelé.

Pour rappel, le Conseil Constitutionnel du Sénégal reproche à la liste de l’opposition, l’inéligibilité d’une de ses candidates, figurant par inadvertance à la fois parmi les titulaires et les suppléants. Mais pour les leaders de l’opposition, il s’agit d’une décision manifeste pour les exclure des prochaines législatives prévues pour ce 31 juillet.

Les prochaines élections législatives sont une bataille pour le contrôle de l’Assemblée Nationale. Et le président Macky Sall n’entend pas se laisser faire surtout, après une défaite cuisante aux récentes élections communales. L’opposition, elle, veut mouiller le maillot pour mieux se positionner en vue de la présidentielle de 2024.

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