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Sénégal – Manifs du 17 juin: plusieurs personnes libérées, un député d’opposition condamné

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Au Sénégal, le procès des 84 personnes arrêtées lors des manifestations du 17 juin dernier est à son terme. Le député de l’opposition Déthié Fall, a été condamné, lundi, à une peine de six mois de prison avec sursis, alors que sa collègue Mame Diarra Fam et les 82 autres co-accusés ont été relaxés par le tribunal de Dakar.

Le député sénégalais Déthié Fall, mandataire national de la coalition Yewwi Askan Wi (Yaw – Libérer le peuple) a été condamné, lundi, à une peine de six mois de prison avec sursis, alors que sa collègue député Mame Diarra Fam de la coalition Wallu Sénégal et les 82 autres co-accusés ont été relaxés par le tribunal de Dakar. Au tribunal de Pikine, dans la banlieue de Dakar, Ahmed Aidara, maire de Guédiawaye et candidat de Yaw aux législatives du 31 juillet, s’est retrouvé avec une peine d’un mois de prison avec sursis, alors que ses co-accusés, au nombre de 9, ont été relaxés. Les deux sursitaires ont été reconnus coupables du délit de participation à une manifestation non-autorisée.

Malgré l’interdiction qui lui a été notifiée pour ses manifestations à Dakar et à Ziguinchor (sud du pays), la coalition Yaw avait maintenu son mot d’ordre pour le 17 juin en guise de contestation contre le rejet partiel de sa liste nationale pour les prochaines élections législatives, fin juillet. Des heurts entre manifestants ayant bravé l’interdit et les forces de défense et de sécurité ont ainsi éclaté dans la capitale et dans la ville du sud. Trois morts ont été enregistrés et plus d’une centaine de personnes arrêtées.

Nouvelle manifestation mercredi

Les tensions vont grandissant au Sénégal depuis que le Conseil constitutionnel a confirmé l’invalidation le 3 juin de la liste nationale des titulaires de la coalition Yewwi Askan wi pour les législatives du 31 juillet. L’opposant Ousmane Sonko, troisième de la présidentielle de 2019 et candidat déclaré à celle de 2024, et d’autres figures de l’opposition se retrouvent écartés de la course.

L’opposition réclame le rétablissement de la liste et a menacé d’empêcher la tenue des élections. Elle a appelé à une nouvelle manifestation mercredi. De nombreuses organisations de la société civile ont appelé ces derniers jours l’opposition et les autorités au dialogue et à la retenue pour éviter une escalade.

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