Sénégal : le gaz local doit réduire le coût de l’électricité
Le Sénégal veut accroître l’utilisation de son gaz naturel dans la production d’électricité afin de réduire le coût réel de l’énergie et sa dépendance aux combustibles importés. Le ministre de l’Énergie et du Pétrole, El Hadji Abdourahmane Diouf, a présenté cette orientation jeudi 17 septembre 2026.

Le gouvernement a fixé un objectif de baisse de 30 % du prix du kilowattheure d’électricité à l’horizon 2030. Cette cible figure dans la déclaration de politique générale du Premier ministre Ahmadou Alhaminou Mohamed Lô, qui prévoit une place croissante du gaz national dans la production électrique et l’électrification de 6 471 localités encore non desservies.
Le réseau de transport du gaz doit relier progressivement les ressources offshore aux centrales électriques et aux pôles industriels. Le segment Nord, dont la première canalisation a été posée le 10 septembre à Gandon, s’étend sur environ 85 kilomètres et pourra transporter jusqu’à 300 millions de pieds cubes de gaz par jour, selon le ministère de l’Énergie et du Pétrole.
La stratégie repose sur plusieurs ressources déjà produites ou en développement. Reuters cite notamment le champ pétrolier et gazier de Sangomar, le projet de gaz naturel liquéfié Grand Tortue Ahmeyim et Yakaar-Teranga, dont la licence a été attribuée à la compagnie publique Petrosen. Le gaz de Yakaar-Teranga doit alimenter le marché intérieur tout en conservant une composante exportatrice.
La baisse recherchée ne repose pas uniquement sur le gaz. Le gouvernement associe cette orientation au développement des renouvelables, à l’amélioration de l’efficacité énergétique et à un meilleur ciblage des subventions. Les autorités veulent réserver davantage l’aide publique aux ménages vulnérables, aux transports publics et à certains secteurs productifs stratégiques.
El Hadji Abdourahmane Diouf a indiqué que le Sénégal restait ouvert à de nouveaux partenaires internationaux pour développer ses ressources pétrolières et gazières, à condition que les projets respectent les intérêts nationaux ainsi que les exigences techniques et économiques du pays.
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