Sénégal : le Centre national de la transfusion sanguine visé après l’arrestation pour homosexualité présumée d’un de ses agents

Un médecin du Centre national de transfusion sanguine (CNTS) a été arrêté jeudi 2 avril 2026 à l’aéroport international Blaise‑Diagne alors qu’il tentait apparemment de quitter le territoire, indique une source judiciaire rattachée au tribunal de Pikine‑Guédiawaye. L’homme, âgé de 38 ans et dont le nom n’a pas été rendu public, fait l’objet de poursuites.

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Sénégal : le Centre national de la transfusion sanguine visé après l’arrestation pour homosexualité présumée d’un de ses agents
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Il est notamment soupçonné d’avoir entretenu des relations avec l’animateur de télévision Pape Cheikh Diallo, déjà visé par des accusations portant sur des actes qualifiés de contre nature et la transmission volontaire du VIH.

À la suite de cette interpellation, les réseaux sociaux ont été envahis de rumeurs et d’inquiétudes, certains internautes demandant des vérifications sur d’éventuelles contaminations des poches de sang collectées par l’établissement.

Les autorités en charge du dossier n’ont pas confirmé si le mis en cause était séropositif. Face à la diffusion massive de commentaires en ligne, le CNTS a estimé nécessaire de prendre la parole publiquement.

Contrôles, garanties et contexte

Dans un communiqué diffusé vendredi, le Centre national de transfusion sanguine a rappelé que chaque don fait l’objet d’un dépistage systématique, y compris pour le VIH, et a assuré que les procédures en place visaient à protéger la sécurité des receveurs. Le message a également été relayé par les instances gouvernementales.

Cette affaire intervient au cœur d’une série d’opérations qui, sur les deux derniers mois, ont conduit à l’interpellation d’une cinquantaine de personnes — 57 hommes selon les chiffres communiqués — et ont renforcé un climat de tension et de crainte dans le pays.

Les investigations se poursuivent sous la responsabilité des services judiciaires et sanitaires, qui demeurent pour l’heure réservés sur plusieurs éléments de l’enquête pendant que la controverse continue d’alimenter les échanges publics.

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