Sébastien Farran accusé par JoeyStarr de vol et d’escroquerie

JoeyStarr a poursuivi en justice son ancien manager Sébastien Farran pour escroquerie et falsification, alléguant un détournement de l’ordre de 200 000 euros. Le procès, qui s’est tenu le vendredi 23 janvier devant le tribunal judiciaire, met en lumière une longue collaboration professionnelle rompue entre le rappeur et son ancien agent, et soulève des questions sur les pratiques de gestion financière au sein de la relation artiste-manager.

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Sébastien Farran accusé par JoeyStarr de vol et d’escroquerie
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JoeyStarr a poursuivi en justice son ancien manager Sébastien Farran pour escroquerie et falsification, alléguant un détournement de l’ordre de 200 000 euros. Le procès, qui s’est tenu le vendredi 23 janvier devant le tribunal judiciaire, met en lumière une longue collaboration professionnelle rompue entre le rappeur et son ancien agent, et soulève des questions sur les pratiques de gestion financière au sein de la relation artiste-manager.

Producteur et manager depuis plus de trente ans, Sébastien Farran est à la tête du label Rush Management et est connu pour avoir accompagné de nombreux artistes, notamment en tant que dernier manager de Johnny Hallyday jusqu’à son décès en 2017. Il a dirigé la carrière de JoeyStarr pendant des années; les deux hommes étaient amis depuis plus de vingt ans avant d’en venir aux mains devant la justice.

La plainte déposée par JoeyStarr vise des faits que le rappeur qualifie d’escroquerie et de falsification, en particulier la reproduction de signatures sur des chèques et des contrats. JoeyStarr accuse son ancien manager d’avoir profité de sa « confiance absolue » et de son « aversion pour les chiffres » pour lui soutirer des sommes importantes, qu’il dit avoir été en partie réglées « de la main à la main ».

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Déclarations à la barre et réquisitions du ministère public

À l’audience, Sébastien Farran a reconnu avoir signé plusieurs chèques et contrats à la place de JoeyStarr, mais il conteste la qualification d’escroquerie. Selon sa défense, ces signatures étaient souvent effectuées à la demande expresse de l’artiste: « On signait absolument tout pour (lui). Il ne signait rien », a-t-il déclaré. Farran soutient que les opérations litigieuses correspondent à des dépenses liées aux besoins personnels de JoeyStarr — courses, pensions alimentaires et loyers — qu’il a avancées pour le compte de son client.

Pour l’avocat de Sébastien Farran, il ne saurait y avoir escroquerie sans préjudice démontré. Sur la base des relevés bancaires produits, la défense affirme que le manager n’a tiré aucun bénéfice personnel de ces opérations et a agi pour régler des charges incombant à l’artiste.

De son côté, JoeyStarr a admis être « parfois » informé des chèques signés en son nom, mais il insiste sur le caractère récurrent de versements en espèces et sur un déséquilibre entre les sommes qu’il aurait demandées et celles qui lui auraient été retirées. Il évoque un préjudice estimé à 200 000 euros et réclame réparation.

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Le procureur de la République a, lors de son réquisitoire, considéré que Sébastien Farran avait commis des fautes et a requis une condamnation pour « escroquerie » et « complicité de faux ». Le ministère public a demandé une peine pécuniaire comprenant une amende de 80 000 euros, dont 25 000 euros avec sursis.

L’affaire a été renvoyée et l’audience est fixée au 23 février pour la suite de la procédure.

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