Salon de l’Agriculture : les stars de L’amour est dans le pré déçues pour la première fois en 13 ans
Le Salon international de l’Agriculture 2026, attendu comme un temps fort pour valoriser les filières et rencontrer le public, a été marqué cette année par des tensions visibles : boycott d’une partie des anciens candidats de L’amour est dans le pré, absence remarquée de bovins et une fréquentation en net recul, selon les organisateurs et médias. Ces éléments pèsent sur l’ambiance et interrogent la capacité du salon à jouer son rôle de vitrine pour un secteur en difficulté.

Le Salon international de l’Agriculture 2026, attendu comme un temps fort pour valoriser les filières et rencontrer le public, a été marqué cette année par des tensions visibles : boycott d’une partie des anciens candidats de L’amour est dans le pré, absence remarquée de bovins et une fréquentation en net recul, selon les organisateurs et médias. Ces éléments pèsent sur l’ambiance et interrogent la capacité du salon à jouer son rôle de vitrine pour un secteur en difficulté.
Plusieurs visages connus de l’émission ont fait le choix de ne pas se rendre Porte de Versailles. Parmi eux, Laurent a renoncé à participer, tout comme le couple Florian et Lola, installés dans la Creuse, qui ont expliqué sur Instagram que « nos cœurs ne sont pas à la fête » et que, compte tenu de la situation actuelle, ils ne souhaitaient pas « faire honneur au salon de l’Agriculture cette année ». Ces déclarations reflètent la crispation d’une partie du monde agricole médiatisé face aux difficultés économiques et aux débats entourant le secteur.
Face à ce mouvement de retrait, Karine Le Marchand, animatrice historique de L’amour est dans le pré, a pris une autre position en appelant le grand public à se rendre au salon pour soutenir les professionnels. Sur les réseaux, elle a encouragé les familles à venir « montrer à nos agriculteurs que vous les soutenez, que malgré la crise de la vache, vous aimez l’agriculture française », soulignant le rôle du salon comme espace de visibilité et de contact entre producteurs et consommateurs.
Retrouvailles et inquiétudes : chaises vides et stands calmes
Malgré les absences, plusieurs anciens candidats ont maintenu leur présence et partagé des images de retrouvailles sur les réseaux sociaux : sourires, accolades et photos de groupe ont ponctué ces rencontres, signe d’un lien de camaraderie persistant entre participants. Pierre et Frédérique, malgré un contretemps sur la route vers Paris, ont rejoint leurs camarades et tenu leur stand comme à l’accoutumée.
Pour autant, le climat reste inhabituel. Une candidate, identifiée comme « la Gersoise » sur Instagram, a dressé un bilan en demi-teinte : si la présence des amis aide au moral, « c’est un salon particulier » et « ce n’est pas comme d’habitude ». Elle décrit des permanences successives des copains sur le stand pour remonter le moral, ce qui témoigne d’un soutien collectif face à une édition moins porteuse.
Le ressenti des exposants est corroboré par des chiffres relayés par Franceinfo : la fréquentation du Salon de l’Agriculture aurait chuté de 25 % sur les quatre premiers jours par rapport aux années précédentes. Cette baisse se traduit concrètement par des allées plus calmes et des temps d’échange plus longs entre exposants et visiteurs.
Les professionnels interrogés redoutent les conséquences économiques de cette accalmie. Certains estiment que, pour des exposants habitués à des retombées commerciales et à la visibilité fournie par le salon, une fréquentation aussi réduite rend difficile le remboursement des frais d’installation. « En 13 ans, c’est la première année où on trouve que le salon est aussi calme », relève l’un des participants, qui craint que des exposants ne puissent pas revenir en raison des pertes encourues.



