RDC : la population d’Uvira demande la réouverture de la frontière avec le Burundi
À Uvira, dans l’est de la République démocratique du Congo, la population se fait pressante : commerçants et riverains demandent la réouverture immédiate du passage frontalier vers le Burundi. Cela fait désormais un mois que le groupe identifié comme AFC/M23 s’est retiré de la localité ; les échanges d’armes se sont tus, mais la frontière demeure officiellement fermée.

À Uvira, dans l’est de la République démocratique du Congo, la population se fait pressante : commerçants et riverains demandent la réouverture immédiate du passage frontalier vers le Burundi. Cela fait désormais un mois que le groupe identifié comme AFC/M23 s’est retiré de la localité ; les échanges d’armes se sont tus, mais la frontière demeure officiellement fermée.
Sur le terrain, l’arrêt des tirs n’a pas suffi à relancer l’activité économique. Les marchands locaux voient leurs clients se raréfier et les approvisionnements se compliquent, tandis que de nombreuses familles peinent à accéder aux denrées et aux marchés transfrontaliers qui assuraient une part importante de leurs revenus.
Du côté burundais, le ministre des Affaires étrangères a fait savoir que la réouverture ne pourra intervenir que lorsque des garanties de sécurité seront réunies. Selon lui, la remise en fonctionnement du poste frontalier doit être précédée d’une évaluation claire de la situation, faute de quoi la reprise des liaisons représenterait un risque pour les populations et le personnel en poste.
Cette position officielle a suscité de vives réactions à Uvira : lors de récentes rencontres publiques, le gouverneur de la province du Sud-Kivu a été interpellé directement par des citoyens inquiets et impatients, qui réclament des réponses sur le calendrier et les mesures prévues pour faciliter le retour à la normale.
Entre sécurité et relance économique, un équilibre fragile
Les autorités locales et nationales doivent désormais composer avec un dilemme épineux : préserver la sûreté des habitants tout en permettant aux activités commerciales transfrontalières — vitales pour nombre de foyers — de reprendre. Les responsables évoquent la nécessité d’un travail de vérification et, potentiellement, d’un roulement progressif des contrôles avant d’envisager une réouverture complète.
En attendant, les conséquences se font sentir au quotidien : étals moins fournis, files d’attente aux points de contrôle alternatifs, et une perte de revenus pour les petits commerçants qui dépendaient des flux frontaliers. Pour beaucoup, la fermeture prolongée fragilise autant la sécurité alimentaire que la stabilité économique locale.
Plusieurs voix demandent que des discussions soient rapidement engagées entre Kinshasa et Bujumbura, avec l’appui possible des autorités provinciales et des organisations humanitaires, afin de définir des mesures pragmatiques garantissant à la fois la sécurité et la reprise des échanges.
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