RDC : la ministre belge de l’Asile hausse le ton face à la hausse des demandes d’asile de Congolais
La ministre belge chargée de l’Asile et de la Migration, Anneleen Van Bossuyt, effectue une visite officielle en République démocratique du Congo. Arrivée à Kinshasa, elle était attendue ce 14 avril 2026 pour un entretien avec le président Félix Tshisekedi, après plusieurs rencontres tenues la veille avec des responsables congolais, parmi lesquels le ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani.

La mission de la ministre, membre du parti nationaliste flamand N-VA, intervient dans un contexte de forte augmentation des demandes d’asile en provenance de la RDC. Selon ses déclarations, les requêtes ont connu une hausse marquée et auraient doublé entre 2023 et 2025, atteignant près de 2 500 dossiers en 2025, et la tendance se poursuivrait en 2026.
Van Bossuyt a souligné son inquiétude face à l’impact de ces flux sur les services publics belges. Elle a pointé la pression exercée sur la sécurité sociale, le système éducatif, le parc de logements et la sécurité, estimant que des ajustements de politique étaient nécessaires pour mieux gérer la situation.
Statistiquement, une minorité des demandeurs congolais obtient le statut de protection en Belgique et moins de 15 % des dossiers aboutissent favorablement, selon les chiffres évoqués par la ministre.
Vers un durcissement de la politique d’asile
Anneleen Van Bossuyt a annoncé l’intention de son gouvernement d’adopter une ligne plus stricte en matière d’asile et de migration. Elle a expliqué vouloir réduire les arrivées, renforcer les retours vers les pays d’origine et sanctionner sans complaisance les fraudes ou les abus du dispositif d’asile. En parallèle, elle a assuré que les séjours effectués dans le respect des règles continueraient d’être acceptés.
Au cours de sa visite, la ministre a tenu à afficher une détermination à « reprendre le contrôle » des circuits migratoires conduisant vers la Belgique, une priorité qu’elle fait valoir au nom de la protection des services publics et de la sécurité nationale. Ses entretiens à Kinshasa visent également à obtenir une coopération renforcée des autorités congolaises pour accélérer les procédures de retour lorsque cela s’avère nécessaire.



