Putsch manqué au Bénin : le député Soumaïla Sounon Boké s’explique sur son message « c’est la fête »

À l’ouverture de son procès ce mardi 13 janvier 2026, le député du parti Les Démocrates, Soumaïla Sounon Boké, a livré sa version des faits devant la juridiction. Poursuivi pour apologie de crime contre la sûreté de l’État, l’élu affirme que le message incriminé est le fruit d’une simple inadvertance.

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Putsch manqué au Bénin : le député Soumaïla Sounon Boké s’explique sur son message « c’est la fête »
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À l’ouverture de son procès ce mardi 13 janvier 2026, le député du parti Les Démocrates, Soumaïla Sounon Boké, a livré sa version des faits devant la juridiction. Poursuivi pour apologie de crime contre la sûreté de l’État, l’élu affirme que le message incriminé est le fruit d’une simple inadvertance.

À la barre, Soumaïla Sounon Boké plaide non coupable et s’emploie à dissiper toute ambiguïté autour du message « c’est la fête », publié dans un groupe WhatsApp le 07 décembre dernier, jour de la tentative de coup d’État.

Invité à s’expliquer sur les circonstances de cet envoi, l’élu soutient qu’il ne s’agissait nullement d’un message à caractère politique. Selon lui, le texte était destiné à un autre groupe de discussion, composé d’amis qui cotisent régulièrement pour l’achat d’un mouton à l’occasion de fêtes traditionnelles. « C’est certainement parce que le téléphone était dans ma poche et non verrouillé que le message est parti », a-t-il déclaré à la barre, selon bip radio.

Soumaïla Sounon Boké insiste sur son rejet de toute violence et de toute entreprise de déstabilisation institutionnelle. « Je ne vois pas l’opportunité de faire un coup d’État à un président qui a décidé de quitter le pouvoir », affirme-t-il.

« La providence a voulu que le sort de ma carrière soit décidé par vous. Quelle que soit la décision que vous prendrez, je ne vous en voudrai pas », a-t-il conclu.

Poursuivi pour « apologie de crime contre la sûreté de l’État » et « incitation à la haine et à la violence », Soumaïla Sounon Boké avait été interpellé le 23 décembre 2024, à la suite de la publication du message litigieux.

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