Présidentielle 2026: lancement de « Bénin Uni et Solidaire », une plateforme pour fédérer les soutiens autour du duo Wadagni – Talata
La salle des fêtes ‘Le Majestic » à Cadjehoun à Cotonou a été ce jeudi le théâtre du lancement de la plateforme ‘Bénin Uni et Solidaire (BUS) ». Une plateforme qui entend structurer et élargir la mobilisation autour du duo Wadagni–Talata en vue de la présidentielle d’avril 2026.

La salle des fêtes ‘Le Majestic » à Cadjehoun à Cotonou a été ce jeudi le théâtre du lancement de la plateforme ‘Bénin Uni et Solidaire (BUS) ». Une plateforme qui entend structurer et élargir la mobilisation autour du duo Wadagni–Talata en vue de la présidentielle d’avril 2026.
Sous les applaudissements d’une salle acquise à sa cause, la plateforme Bénin Uni et Solidaire (BUS) a été officiellement lancée ce jeudi, à l’occasion d’un rassemblement présenté comme « historique » par ses organisateurs. À la tribune, Christian Yénoussi, ancien maire intérimaire de la ville de Cotonou et coordonnateur national de la plateforme, a donné le ton d’un discours mêlant hommage au bilan du président sortant et appel à la mobilisation en vue de la prochaine présidentielle.
« Quelle émotion d’être ici parmi vous cet après-midi ! Quelle émotion de vous voir si mobilisés pour notre pays, si déterminés pour son progrès ! », a-t-il lancé d’emblée, saluant « un jour de responsabilité, un jour d’engagement » qui doit, selon lui, « assurer la continuité pour notre pays ».

Un tournant politique
Dans un contexte marqué par le départ du président Patrice Talon, Christian Yénoussi a insisté sur la nécessité d’organiser la relève. « Nous voici aujourd’hui à la croisée des chemins », a-t-il déclaré, rappelant que le chef de l’État « se retire comme il s’y est engagé ». Face à ce qu’il décrit comme « un extraordinaire défi », la création de BUS serait devenue « une nécessité évidente ».
La plateforme affiche clairement son soutien au duo formé par Romuald Wadagni et Mariam Talata. « C’est avec Romuald Wadagni aux commandes du bus Bénin, et à ses côtés Mme Talata, que nous négocierons ce virage avec succès », a affirmé le coordonnateur, louant l’expérience de l’actuel ministre d’État chargé de l’Économie et des Finances.

« Aucune victoire n’est acquise »
Balayant toute idée de scrutin joué d’avance, il a mis en garde contre l’excès de confiance : « Certains disent que les prochaines élections seront une formalité. Ils ont tort. » Et d’ajouter : « Romuald Wadagni n’est pas un homme de facilité. (…) Nous ne considérons aucune victoire comme acquise. »
Présentée comme un outil de mobilisation, BUS revendique un positionnement complémentaire aux partis politiques. « Nous ne sommes pas concurrents des partis politiques. (…) Un bus ne choisit pas ses passagers en fonction de leur chapelle politique », a insisté Christian Yénoussi, martelant que la plateforme entend « mobiliser au-delà des logiques partisanes ».

Un outil de mobilisation
La jeunesse et les femmes occupent une place centrale dans le projet. Les promoteurs de BUS estiment que ces deux composantes sont essentielles à la construction de l’avenir national et entendent leur offrir un cadre d’expression et d’action structuré.
Déjà forte de l’adhésion de 83 mouvements, la plateforme revendique un ancrage national solide. Elle ambitionne de diffuser des informations sur le candidat, d’élaborer des stratégies de conquête électorale et d’organiser la mobilisation à la base.
À quelques mois du scrutin, BUS entend ainsi incarner une dynamique d’unité et de rassemblement, avec pour objectif affiché de fédérer largement autour du duo qu’elle soutient.

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