Présidentielle 2025 au Cameroun : Paul Biya en campagne dans l’Extrême-Nord
Le président camerounais Paul Biya a effectué mardi une visite à Maroua, capitale de la région de l’Extrême-Nord, dans le cadre de la campagne pour l’élection présidentielle du 12 octobre. Il s’agit de sa première sortie officielle depuis le lancement de la campagne.

Le président camerounais Paul Biya a effectué mardi une visite à Maroua, capitale de la région de l’Extrême-Nord, dans le cadre de la campagne pour l’élection présidentielle du 12 octobre. Il s’agit de sa première sortie officielle depuis le lancement de la campagne.
À cinq jours du scrutin, le chef de l’État se rend dans cette région très peuplée, considérée comme un bastion électoral stratégique susceptible d’influencer le résultat du vote. Lors de cette visite, Paul Biya a réaffirmé ses engagements en matière de sécurité, de développement économique, de création d’emplois et de lutte contre la corruption, tout en reconnaissant que des efforts restaient nécessaires, notamment pour soutenir la jeunesse. « Mon objectif est que chaque jeune, où qu’il soit, puisse trouver un emploi ou devenir entrepreneur. Aucun jeune, diplômé ou non, ne sera laissé sur le bord du chemin », a-t-il déclaré.
Cette tournée intervient alors que le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), le parti présidentiel, fait face à une concurrence accrue de ses anciens alliés originaires du nord du pays. L’objectif est clair : mobiliser les électeurs et consolider la dynamique de victoire enregistrée lors des précédentes élections dans la région.
Âgé de 92 ans et au pouvoir depuis 43 ans, Paul Biya brigue un huitième mandat lors du scrutin du 12 octobre.
Articles liés
Côte d’Ivoire : décès de Guillaume Houphouët-Boigny, fils de Félix Houphouët-Boigny
Bola Ahmed Tinubu affirme que sa présidence au Nigeria relève d’un « dessein divin »
Crise chez Les Démocrates: Espérience Tèbè pessimiste sur la survie du parti et voit un ralliement à la mouvance comme solution
Saisie sur la réforme de sa propre loi organique: la Cour constitutionnelle ferme la porte au jugement des faits