Pour Paris, le coup d’État au Gabon pourrait se justifier
Face à la situation politique tendue au Gabon et au Niger, Paris adopte une position nuancée. Alors que les activités de formation des militaires gabonais par les soldats français sont suspendues, le ministre français des Armées, Sébastien Lecornu, insiste sur la distinction entre les deux situations.

Face à la situation politique tendue au Gabon et au Niger, Paris adopte une position nuancée. Alors que les activités de formation des militaires gabonais par les soldats français sont suspendues, le ministre français des Armées, Sébastien Lecornu, insiste sur la distinction entre les deux situations.
Si au Niger, un président élu a été renversé par des militaires illégitimes, au Gabon, c’est le non-respect de la loi électorale qui est mis en avant par les putschistes selon les autorités françaises. Paris condamne fermement ces coups de force tout en appelant à une analyse diplomatique approfondie.
À l’heure actuelle, les activités des soldats français qui font de la formation des militaires gabonais ont été suspendues en attendant que la situation politique se clarifie, a indiqué Sébastien Lecornu, ministre français des Armées, dans une interview accordée au journal Le Figaro.
« Pour autant, nous ne pouvons pas mettre sur le même plan la situation au Niger, où des militaires illégitimes ont destitué un président légitimement élu, et celle du Gabon, où le mobile avancé par les militaires est précisément le non-respect de la loi électorale et de la Constitution », a-t-il nuancé tout en ajoutant que Paris condamnait tous les coups de force.
« Il faut laisser le temps à notre diplomatie d’analyser la situation et de consulter l’ensemble de ses partenaires », a conclu l’interviewé.
Pour rappel, le 30 août au matin, un groupe de hauts gradés de l’armée gabonaise a annoncé à la télévision nationale qu’il avait pris le pouvoir. Des membres de la Garde républicaine, des services de sécurité, de l’armée et de la police figuraient parmi les rebelles. Les putschistes ont annulé les résultats des élections du 26 août, remportées par le président sortant Ali Ben Bongo Ondimba.
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