« Pour moi, c’est un bon président… », Théodore Holo parlant de Romuald Wadagni

Recu men fin de semaine dernière sur Bip Radio, l’ancien président de la Cour constitutionnelle, Théodore Holo se montre reconnaissant de la transition générationelle avec l’élection de Romuald Wadagni à la plus haute fonction de l’état.

Edouard DjogbénouVoir tous ses articles
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Politique
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« Pour moi, c’est un bon président… », Théodore Holo parlant de Romuald Wadagni
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Pour Théodore Holo, les premiers signaux envoyés par le chef de l’État sont globalement positifs. Il salue une orientation qui place sur un même plan la réalisation d’infrastructures et la promotion des libertés fondamentales, deux leviers qu’il juge indissociables du développement durable.

Selon lui, les priorités affichées lors du lancement du projet de société du candidat, notamment en matière de gouvernance, de dialogue politique et de sécurité, vont dans le sens d’un renforcement de la stabilité nationale.

Le professeur du droit public insiste toutefois sur la nécessité d’un juste équilibre entre progrès économique et respect des droits. À ses yeux, l’efficacité de l’action publique ne peut se mesurer uniquement à l’aune des réalisations matérielles. Elle dépend aussi de la capacité du pouvoir à garantir les libertés, à favoriser l’écoute des acteurs politiques et institutionnels et à instaurer un climat de confiance, surtout dans un contexte marqué par des décisions passées encore sujettes à débat.

Une attente prudente face à l’épreuve du pouvoir

Malgré cette lecture favorable, Théodore Holo se garde de tout enthousiasme excessif. Il rappelle que l’exercice effectif du pouvoir constitue l’épreuve décisive pour tout dirigeant.

« Pour moi, c’est un bon président. Sera-t-il fidèle à ses engagements ? Je ne sais pas encore », a-t-il déclaré sur Bip Radio.

Il souligne que le président Wadagni hérite d’une continuité institutionnelle liée à ses responsabilités antérieures au sommet de l’État. Cette situation implique, selon lui, une obligation de lucidité, mais aussi une capacité à reconnaître les limites de l’action passée et à procéder aux ajustements nécessaires.

Théodore Holo voit dans cette aptitude à corriger, à dialoguer et à faire preuve d’humilité politique un facteur clé d’une gouvernance inclusive et apaisée.

En filigrane, son analyse esquisse une ligne de vigilance: les intentions et les orientations comptent, mais c’est leur traduction concrète dans les pratiques du pouvoir qui déterminera, à terme, la portée réelle du nouveau mandat présidentiel.

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