Philippines : la vice-présidente Sara Duterte annonce sa candidature à la présidentielle de 2028
Le mercredi 18 février 2026, Sara Duterte, actuellement vice-présidente des Philippines, a annoncé son entrée en lice pour l’élection présidentielle prévue en 2028. Par cette décision, elle se positionne officiellement comme candidate à la magistrature suprême de l’archipel.

Le mercredi 18 février 2026, Sara Duterte, actuellement vice-présidente des Philippines, a annoncé son entrée en lice pour l’élection présidentielle prévue en 2028. Par cette décision, elle se positionne officiellement comme candidate à la magistrature suprême de l’archipel.
Lors de son allocution, elle a déclaré vouloir mettre l’ensemble de ses forces et son avenir au service du pays, exprimant une volonté ferme de se consacrer pleinement aux responsabilités qu’implique cette candidature.
Sa démarche survient dans un climat politique tendu : ses relations avec le président en exercice, Ferdinand Marcos, sont marquées par des désaccords publics et des rivalités qui ont attiré l’attention des observateurs nationaux.
L’année précédente, la vice-présidente avait fait l’objet d’une procédure de destitution initiée au Parlement. Les poursuites n’ont finalement pas abouti — la Cour suprême ayant écarté le dossier pour des irrégularités de procédure — mais l’épisode a renforcé la polarisation autour de sa personne. Sara Duterte est également connue pour être la fille de l’ancien président Rodrigo Duterte, héritage politique qui continue d’influencer sa trajectoire.
Contexte et conséquences politiques
La candidature de Sara Duterte promet de redessiner les lignes de force du paysage politique philippin à l’approche de 2028. En se lançant, elle mobilise à la fois un courant de soutien hérité de son nom familial et une base propre liée à son expérience gouvernementale, ce qui pourrait compliquer les alliances au sein des partis et du Parlement.
Au-delà de l’affrontement personnel entre dirigeants, cette annonce relance les débats sur l’avenir institutionnel du pays et sur la capacité des institutions judiciaires et législatives à traiter les différends politiques sans être instrumentalisées. Le chemin qui mène au scrutin de 2028 s’annonce donc marqué par des tensions renouvelées et une période de campagnes qui pourrait être âprement disputée.
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