Pélicot face à 105 hommes piégés prêts à abuser d’une femme endormie
Une annonce publiée sur la plateforme Jalf a suscité l’indignation après que 105 hommes y ont réagi en moins de 48 heures à une proposition de relation sexuelle avec une femme endormie, selon l’enquête du journaliste Hugo Meunier relayée par Le Parisien et Closer.

Une annonce publiée sur la plateforme Jalf a suscité l’indignation après que 105 hommes y ont réagi en moins de 48 heures à une proposition de relation sexuelle avec une femme endormie, selon l’enquête du journaliste Hugo Meunier relayée par Le Parisien et Closer.
L’expérience menée par le journaliste québécois s’inscrit dans le sillage médiatique de l’affaire des viols de Mazan, où Dominique Pélicot a été jugé pour avoir drogué son épouse et organisé pendant des années des agressions sexuelles. Les révélations récentes ramènent au cœur du débat la question du consentement et les comportements en ligne sur des sites de rencontre.
Pour tester la propension des utilisateurs à accepter une relation avec une personne inconsciente, Hugo Meunier, accompagné de la réalisatrice Cloé Giroux, a publié une annonce reprenant l’idée d’une femme endormie sur la plateforme Jalf, décrite comme une « plateforme de rencontre sociale dédiée au plaisir, sans jugement ni tabous ».
Résultats de l’expérience et réactions des utilisateurs
Selon les éléments rendus publics, l’annonce mise en ligne en juillet a rapidement attiré l’attention : en moins de 48 heures, 105 hommes auraient manifesté leur intérêt. Le chiffre, relayé par Le Parisien et Closer, a été présenté par Hugo Meunier comme un indicateur de l’ampleur du phénomène qu’il souhaitait documenter.
Pour affiner son investigation, le journaliste aurait introduit dans l’annonce des conditions évoquant le recours à des somnifères, s’inspirant des circonstances de l’affaire Pélicot afin d’observer si la mention d’un précédent judiciaire modifierait les réponses. Les réactions recueillies montrent que la plupart des répondants ne se sont pas montrés préoccupés par la question du consentement.
Sur l’ensemble des réponses, trois personnes seulement ont évoqué explicitement le consentement. Un seul répondant a mentionné, avant toute autre considération, le risque pénal associé à l’acte et a abordé la notion de viol. D’autres messages publiés par des membres de la plateforme témoignent d’une attitude allant de la disponibilité à l’absence apparente de scrupules : « Aucun problème » ou « Je m’adapte le plus à ce que tu aimes« , cités dans le reportage.
Deux semaines après la mise en ligne de l’annonce, Hugo Meunier a supprimé son profil ainsi que la publication, concluant ainsi la présence du faux message sur Jalf. Les informations publiées proviennent des investigations du journaliste et des reportages cités ; elles ont été reprises par la presse française sans indication d’autres développements publics à ce stade.



