Paul Essè Iko: « le SMIG doit être à 100 000 F au moins » et la pension des retraités relevée

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Des réflexions sont en cours depuis quelques mois pour la revalorisation des salaires des travailleurs. Le SMIG devrait connaître une augmentation à l’issue des travaux entamés avec les différents acteurs. Pour l’ancien syndicaliste Paul Issè Iko, le gouvernement doit pas s’arrêter à la revalorisation des salaires des fonctionnaires en activité.

L’ex-Secrétaire général de la Confédération des syndicats des travailleurs du Bénin (Cstb) souhaite l’augmentation des pensions des retraités. Maintenant nous, notre pension il faut l’augmenter, l’affecter d’un coefficient peut-être 2, peut-être 2,5 ou négocier pour savoir quel coefficient affecter à notre pension. « Si on revalorise les salaires des travailleurs en activité et que c’est un indice qu’on affecte, il faut qu’on nous affecte aussi le même indice, nous les retraités », a-t-il confié à Matin Libre.

Selon Paul Issè Iko, les retraités veulent percevoir leurs pensions à partir de la date 20 de chaque mois. Pour lui, ce privilège ne doit pas être seulement accordé aux fonctionnaires en activité. « Il reste à ce que l’État nous paie nos pensions à date échue. Regardez, on paie les salaires aux travailleurs en activité à partir du 20 du mois. Mais nous, on ne nous paie que les 1er et 2. Nous voulons qu’on nous donne notre pension à partir du 20 du mois », a-t-il déclaré.

« Le SMIG doit être à 100 000 francs CFA au moins »

En ce qui concerne les travailleurs qui sont encore en activité, Paul Issè Iko estime que le Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG) doit être porté à 100 000 francs CFA. Il suggère donc une augmentation de 60 000 francs CFA, le SMIG étant actuellement à 40 000 francs CFA.

Pour le moment, aucun chiffre n’a filtré des travaux conduits par le Comité mis en place pour discuter avec différentes acteurs impliqués. Le gouvernement a annoncé la fumée blanche pour bientôt.

Dans une récente sortie médiatique, le ministre de l’économie avait laissé entendre que le président Patrice Talon avait demandé une reprise des discussions, parce qu’il n’aurait pas été satisfait des premières propositions. « Le comité technique a fait quelques simulations et les a présentées au chef de l’État. Je ne trahis rien en disant que le Chef de l’état a estimé que ce n’était pas assez », avait-il confié.

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