PAPSS : les transactions bondissent de plus de 1 000 %, cap sur 38 pays
Le Système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS) accélère son déploiement sur le continent. Son directeur général, Mike Ogbalu III, affirme que les volumes de transactions ont progressé de plus de 1 000 % depuis le lancement opérationnel de la plateforme en 2022, tandis que leur valeur a augmenté de 125 %.

Selon les indications communiquées par le dirigeant lors d’un échange avec des médias à Lagos, PAPSS opère désormais dans 30 pays africains et vise environ 38 marchés d’ici la fin de 2026. La plateforme, portée par Afreximbank avec l’appui de l’Union africaine et du secrétariat de la ZLECAf, permet d’effectuer des paiements transfrontaliers en monnaies locales sans passer systématiquement par le dollar ou une autre devise tierce.
Cette progression prolonge l’élargissement du réseau observé ces derniers mois. En juillet, PAPSS annonçait l’adhésion de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), portant alors sa couverture à 28 pays, avec plus de 190 banques commerciales et fintechs connectées ainsi que 16 switches.
Les flux enregistrés montrent aussi une diversification rapide des corridors de paiement. Mike Ogbalu a notamment indiqué que les transactions entre le Nigeria et le Rwanda se rapprochent désormais de celles entre le Nigeria et le Ghana, longtemps parmi les axes les plus actifs. Des échanges soutenus sont également observés avec le Bénin, le Niger et le Cameroun, notamment autour du commerce régional.
Les paiements régionaux gagnent du terrain
Le modèle de PAPSS repose sur des paiements en devises locales et un règlement entre institutions participantes. L’objectif est de réduire les coûts de conversion, les délais et la dépendance aux devises fortes qui renchérissent encore de nombreuses transactions intra-africaines.
La montée en puissance du système intervient alors que la ZLECAf cherche à stimuler le commerce entre économies africaines. Pour les entreprises béninoises commerçant avec le Nigeria ou d’autres marchés de la sous-région, l’extension progressive de PAPSS peut ouvrir davantage de circuits de règlement directs, à condition que les banques et prestataires locaux soient effectivement connectés au réseau.
PAPSS poursuit parallèlement son expansion en Afrique centrale après l’arrivée de la BEAC. La plateforme prévoit aussi de renforcer ses connexions en Afrique de l’Ouest, où elle teste et déploie progressivement de nouveaux corridors avec les banques centrales, les établissements commerciaux et les opérateurs de paiement.




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