OPEP+ : production de pétrole inchangée en octobre malgré le Brent à 96 $

L’OPEP+ marque une pause. Sept pays de l’alliance, dont l’Arabie saoudite, la Russie et l’Algérie, ont décidé dimanche 6 septembre de maintenir pour octobre 2026 les niveaux de production exigés en septembre, alors que les cours du pétrole restent soutenus par les perturbations liées au conflit autour de l’Iran.

Ousmane Traoré Samba
Ousmane Traoré Samba
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Economie
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OPEP+ : production de pétrole inchangée en octobre malgré le Brent à 96 $
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La décision a été prise lors d’une réunion virtuelle réunissant l’Arabie saoudite, la Russie, l’Irak, le Koweït, le Kazakhstan, l’Algérie et Oman. Dans son communiqué, l’OPEP indique que les sept producteurs conserveront en octobre les mêmes niveaux requis qu’en septembre et réaffirme leur engagement à respecter les accords de production.

Selon le tableau publié par l’organisation, l’objectif combiné des sept pays s’établit à environ 31,01 millions de barils par jour, hors volumes de compensation. L’Arabie saoudite reste fixée à 10,478 millions de barils par jour, la Russie à 9,949 millions, tandis que l’Algérie conserve un niveau requis de 1,007 million.

Cette pause intervient après plusieurs mois de hausse progressive. En septembre, les sept producteurs avaient encore augmenté leur objectif collectif de 188 000 barils par jour, achevant le retrait d’une partie des réductions volontaires décidées en 2023.

Un marché sous tension

Le contexte a changé avec les nouvelles tensions dans le Golfe. Le Brent évoluait autour de 96 dollars le baril lundi, soutenu par les craintes sur le trafic pétrolier et les perturbations des flux dans la région du détroit d’Ormuz.

Pour l’OPEP+, la stabilité des quotas permet de gagner du temps alors que l’alliance travaille encore sur les niveaux de référence qui serviront à fixer les objectifs de production de 2027. Plusieurs membres continuent par ailleurs de produire en dessous de leurs objectifs théoriques.

La décision est suivie de près par les pays africains importateurs de carburants, pour lesquels une hausse durable des cours peut rapidement se répercuter sur les prix à la pompe, le coût du transport et les dépenses d’importation. L’Algérie, seul pays africain parmi les sept participants à cette réunion, conserve pour sa part son objectif d’octobre inchangé.

Les sept pays doivent se retrouver le 4 octobre pour examiner de nouveau les conditions du marché et arrêter leurs orientations pour le mois suivant.

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