Pakistan : près de 90 morts après des attaques séparatistes au Baloutchistan
Des attaques attribuées à des séparatistes dans la province pakistanaise du Baloutchistan ont fait au moins 21 victimes parmi les civils et les forces de sécurité, samedi 31 janvier, alors que des combats consécutifs avec l’armée ont entraîné la mort de 67 rebelles, selon un bilan communiqué par l’AFP. Ces incidents interviennent au lendemain d’une opération militaire que l’armée pakistanaise présente comme une frappe majeure contre des combattants séparatistes dans cette région frontalière de l’Iran et de l’Afghanistan.

Des attaques attribuées à des séparatistes dans la province pakistanaise du Baloutchistan ont fait au moins 21 victimes parmi les civils et les forces de sécurité, samedi 31 janvier, alors que des combats consécutifs avec l’armée ont entraîné la mort de 67 rebelles, selon un bilan communiqué par l’AFP. Ces incidents interviennent au lendemain d’une opération militaire que l’armée pakistanaise présente comme une frappe majeure contre des combattants séparatistes dans cette région frontalière de l’Iran et de l’Afghanistan.
Les violences de samedi ont visé à la fois des civils et des membres des forces de l’ordre : onze civils et dix agents des forces de sécurité ont été tués, d’après les informations diffusées par les autorités et relayées par l’agence. Les attaques ont été menées par des éléments séparatistes, sans que les autorités pakistanaises n’aient immédiatement précisé les localités exactes touchées ni l’identité des groupes responsables.
Dans le même temps, les forces armées ont engagé des opérations qui, selon le même bilan, ont abouti à la neutralisation de 67 rebelles lors d’affrontements enchaînés avec l’armée. L’armée pakistanaise avait, la veille, revendiqué avoir éliminé « des dizaines » de combattants séparatistes au cours d’opérations visant à enrayer une insurrection persistante dans la province.
Contexte sécuritaire et accusations politiques
Le Baloutchistan est une province pauvre, vaste et peu peuplée, limitrophe de l’Iran et de l’Afghanistan, où des violences liées à des mouvements séparatistes et à des opérations militaires sont récurrentes depuis plusieurs années. Les attaques contre des infrastructures, des convois et des postes de sécurité font partie du cycle d’affrontements qui affecte régulièrement la région et pèse sur la sécurité et le développement local.
Les autorités pakistanaises ont présenté ces opérations comme une réponse aux menaces posées par des groupes armés opérant dans la province. Les bilans et les revendications des différentes parties n’ont pas été immédiatement vérifiables de manière indépendante sur le terrain, et les chiffres fournis par les forces gouvernementales ont été relayés par l’agence de presse internationale.
Sur le plan politique, le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif a publiquement apporté son soutien aux forces armées « dans leur lutte déterminée pour défendre le pays », formulation reprise par les médias officiels. Dans ses déclarations, il a également mis en cause l’Inde, qu’il accuse de soutenir les séparatistes opérant au Baloutchistan, accusation qui reflète des tensions diplomatiques plus larges entre Islamabad et New Delhi.
Les événements de ces dernières heures s’inscrivent dans un contexte de sécurité déjà tendu dans la province et ravivent les enjeux de stabilité frontalière ainsi que les débats sur les responsabilités extérieures avancées par le gouvernement pakistanais



