Nouveau report du procès en appel des 18 supporters sénégalais au Maroc

Le feuilleton judiciaire autour des incidents survenus lors de la finale de la CAN 2025 continue de s’étirer. Le procès en appel des 18 supporters sénégalais, détenus au Maroc depuis le 18 janvier 2025 à Rabat, a une nouvelle fois été reporté, suscitant incompréhension et frustration du côté de la défense.

Ousmane Traoré SambaVoir tous ses articles
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Nouveau report du procès en appel des 18 supporters sénégalais au Maroc
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Poursuivis pour « hooliganisme », les prévenus sont accusés de plusieurs faits, notamment des violences, des jets de projectiles, des tentatives d’envahissement de la pelouse ainsi que des dégradations d’équipements aux abords du stade. Les autorités marocaines évoquent également des troubles graves à l’ordre public dans un contexte de forte affluence.

En première instance, les 18 supporters avaient été condamnés à des peines allant de trois mois à un an de prison ferme.

Initialement attendue ce lundi 30 mars 2026 devant la cour d’appel de Rabat, l’audience a été renvoyée au lundi 13 avril 2026. Ce report fait suite à une demande de la partie civile marocaine ainsi que d’un autre mis en cause, de nationalité franco-algérienne.

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Cette décision allonge la durée de détention des accusés, déjà incarcérés depuis plusieurs mois, et alimente la contestation de leurs avocats. Ces derniers dénoncent des renvois à répétition qui, selon eux, portent atteinte au droit à un procès équitable dans des délais raisonnables.

Une défense qui conteste la qualification des faits

Au cœur du dossier, la qualification de « hooliganisme » est vivement contestée par la défense. Les avocats soutiennent que certains supporters ont franchi les grilles non pas dans une logique de violence organisée, mais pour échapper à une forte pression de la foule.

Selon cette version, il s’agirait d’une réaction de survie face à un risque de bousculade ou d’écrasement, dans un contexte de forte tension et de surpeuplement aux abords du stade. La défense estime ainsi que les faits ont été sur-interprétés et que la responsabilité individuelle des prévenus mérite d’être réévaluée.

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Du côté des autorités sénégalaises, le ton reste constant. Le ministère de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur réaffirme son soutien aux 18 ressortissants ainsi qu’à leurs familles. Dakar insiste sur le respect de leurs droits et appelle à une justice équitable.

En attendant la prochaine audience, prévue le 13 avril, les familles des détenus et leurs conseils restent dans l’expectative. Ce nouveau report prolonge une affaire devenue sensible, à la fois sur le plan judiciaire et diplomatique, et dont l’issue demeure incertaine.

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