Mozambique : Inondations, les sinistrés commencent à rentrer chez eux malgré les dégâts

Cinq provinces du Mozambique, soit près de la moitié du territoire national, restent fortement impactées par les inondations qui s’abattent sur le pays depuis la fin décembre. Selon le gouvernement, les coûts de remise en état des infrastructures sont évalués à près de 650 millions de dollars, tandis que des dizaines de milliers de personnes ont été déplacées et que certaines familles commencent à regagner leurs habitations, souvent dans des conditions périlleuses.

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Mozambique : Inondations, les sinistrés commencent à rentrer chez eux malgré les dégâts
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Cinq provinces du Mozambique, soit près de la moitié du territoire national, restent fortement impactées par les inondations qui s’abattent sur le pays depuis la fin décembre. Selon le gouvernement, les coûts de remise en état des infrastructures sont évalués à près de 650 millions de dollars, tandis que des dizaines de milliers de personnes ont été déplacées et que certaines familles commencent à regagner leurs habitations, souvent dans des conditions périlleuses.

Les pluies torrentielles et la montée des eaux ont provoqué des dégâts importants sur les axes de communication et les installations publiques. Les autorités font état de routes coupées, de ponts effondrés et de bâtiments publics endommagés, rendant l’acheminement de l’aide et l’accès aux services de base particulièrement difficiles dans les zones sinistrées.

Outre les dommages matériels, la rupture des réseaux d’eau et d’électricité complique la situation sanitaire et logistique des communautés affectées. Les hôpitaux et établissements scolaires ont vu leurs capacités réduites, tandis que l’approvisionnement en eau potable reste précaire pour de nombreuses localités.

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Retour des populations et défis logistiques

Malgré ces contraintes, de premières familles ont entamé leur retour vers des habitations partiellement dégagées ou restées intactes. Ces déplacements s’effectuent toutefois sur des itinéraires rendus dangereux par les débris, la boue et l’absence de ponts praticables, augmentant le risque d’accidents et compliquant le transport des biens essentiels.

Les autorités locales et les acteurs humanitaires tentent d’évaluer rapidement les besoins pour organiser des distributions d’urgence et des réparations temporaires des infrastructures. Les opérations de nettoyage et de déblaie­ment des voies de circulation mobilisent des engins et des équipes spécialisées, mais leur progression est freinée par l’étendue des zones touchées et par les conditions météorologiques persistantes.

Parmi les priorités identifiées figurent la restauration d’axes routiers permettant d’acheminer denrées et médicaments, la mise en place de points d’eau potable et la réhabilitation minimale d’installations médicales. L’accès aux services de santé demeure limité pour les personnes retournant dans des villages isolés où les soins de premier recours ne sont plus garantis.

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Le calcul du coût de reconstruction, proche de 650 millions de dollars selon le gouvernement, intègre des travaux de remise en état des infrastructures publiques, la réparation des systèmes d’adduction d’eau et d’électricité, ainsi que la reconstruction de bâtiments endommagés. Les autorités évaluent également les besoins pour le relogement temporaire des familles dont les habitations ont été détruites.

Sur le terrain, les retours s’organisent au rythme des dégagements et de l’arrivée des premières aides, mais nombre de foyers restent exposés aux conditions environnementales défavorables et à l’absence de services essentiels. Certaines familles entreprennent le retour malgré l’isolement de leurs villages et l’absence de routes praticables

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