Mine de Zamboye : quatre Camerounais parmi plus de 100 morts en Centrafrique

Quatre Camerounais figurent parmi plus de 100 personnes tuées dans l’effondrement d’une mine d’or artisanale survenu mardi 18 août à Zamboye, dans l’ouest de la République centrafricaine, près de la frontière avec le Cameroun. Le bilan, établi par des responsables locaux et la Croix-Rouge, restait provisoire jeudi alors que des victimes étaient encore recherchées.

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Mine de Zamboye : quatre Camerounais parmi plus de 100 morts en Centrafrique
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Les secours ont continué à extraire des corps du site jeudi 20 août. Plus de dix dépouilles ont été retrouvées dans la matinée, selon Gervais Ganagoro, volontaire de la Croix-Rouge cité par l’Associated Press. Le nombre de personnes toujours ensevelies n’était pas connu.

Le tribunal de la sous-préfecture de Baboua a indiqué que plusieurs tunnels souterrains dans lesquels travaillaient les orpailleurs s’étaient effondrés, provoquant un glissement de terrain. Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes du drame, identifier les victimes et les exploitants du site, ainsi que d’éventuelles responsabilités pénales.

Le ministère camerounais des Mines a précisé que l’accident s’était produit sur le chantier surnommé « Moscou », du côté centrafricain de Zamboye. La localité s’étend de part et d’autre de la frontière, séparée par le cours d’eau Kadey : l’exploitation est principalement alluvionnaire côté camerounais, tandis que le site touché se trouve dans une zone de collines à fortes pentes.

Une mobilisation des deux côtés de la frontière

Parmi les morts recensés figurent quatre Camerounais et deux Tchadiens, selon Abdon Adamou, maire de Garoua-Boulaï, interrogé par l’Associated Press. L’élu a indiqué travailler avec les autorités centrafricaines au rapatriement des blessés camerounais et des dépouilles de ses ressortissants.

Le ministère camerounais des Mines a déployé une mission d’évaluation dans la zone frontalière. Il a indiqué que des orpailleurs camerounais et centrafricains se trouvaient parmi les victimes, sans communiquer de bilan national définitif dans son communiqué publié après l’accident.

Les fortes pluies ont fragilisé les sols, selon le maire de Garoua-Boulaï. Le ministère camerounais a également rappelé que les risques d’éboulement et de glissement de terrain augmentent pendant la saison des pluies sur les sites en pente lorsque les mesures de sécurité ne sont pas suffisamment respectées.

Des secours confrontés au manque de moyens

Des travailleurs présents sur place ont décrit des opérations de recherche ralenties par le manque d’équipements et d’expertise adaptés à l’ampleur de la catastrophe. La Croix-Rouge locale participait aux recherches, mais les espoirs de retrouver des survivants diminuaient deux jours après l’effondrement.

Des milliers de personnes travaillent dans l’exploitation minière artisanale en Centrafrique, souvent dans des puits creusés à la main et insuffisamment étayés. Le ministre centrafricain des Mines, Rufin Benam Beltoungou, a présenté ses condoléances aux familles et mis en garde contre les pratiques minières dangereuses, tandis que l’enquête judiciaire doit encore établir qui exploitait le chantier au moment du drame.

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