Michel Drucker : « La France n’est pas antisémite », il cite Jean-Jacques Goldman

Invité de Florence Belkacem dans l’émission Domino, Michel Drucker a livré une réponse ferme et nuancée sur la question de l’antisémitisme en France, déclarant notamment : « Je n’ai jamais souffert de l’antisémitisme » et prenant l’exemple de Jean-Jacques Goldman pour illustrer son propos.

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Michel Drucker : « La France n’est pas antisémite », il cite Jean-Jacques Goldman
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Fils d’une famille marquée par l’histoire de la Seconde Guerre mondiale, l’animateur a d’abord raconté son vécu personnel pour situer son point de vue. Il a reconnu l’existence d’actes et de propos antisémites mais a rejeté les généralisations visant l’ensemble de la population française, estimant qu’il serait injuste de réduire le pays à cette seule réalité.

Interrogé sur des remarques entendues en région — des personnes lui disant envisager de partir par crainte d’un climat hostile — Michel Drucker a opposé une réponse lapidaire : « Non ! Il n’y a pas d’antisémites derrière chaque platane ». Il a toutefois concédé qu’« il y a des gens le sont probablement » et que « il y a des cons partout », soulignant la coexistence de comportements condamnables et d’une réalité sociale plus complexe.

Jean-Jacques Goldman pris pour exemple

Pour étayer son raisonnement, Michel Drucker a cité Jean-Jacques Goldman, figure emblématique de la chanson française et longtemps présenté comme « le Français préféré des Français ». En évoquant cet artiste, discret depuis plusieurs années mais toujours très populaire, l’animateur a voulu montrer que l’affection du public pour une personnalité peut dépasser les questions d’origine ou de confession.

Drucker a également rappelé un pan de l’histoire collective en mentionnant « les Justes », ces hommes et ces femmes qui ont, durant l’Occupation, pris le risque de protéger des familles juives. Ce rappel vise à resituer les discours contemporains dans une mémoire nationale complexe, marquée à la fois par des actes de haine et par des actes de solidarité.

Dans son intervention, l’animateur a mis l’accent sur la nécessité d’un regard différencié : distinguer les actes antisémites — qui existent et qui doivent être nommés — de la tentation de porter un jugement global sur la société française. En citant l’exemple d’un artiste populaire comme Jean-Jacques Goldman, il a voulu souligner que la popularité et le respect public peuvent coexister avec des tensions sociales et des comportements isolés condamnables.

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