Mali: vers l’annulation du référendum constitutionnel
Des partis d’opposition, des regroupements politiques et des organisations de la société civile au Mali ont décidé de saisir la justice pour annuler le référendum constitutionnel prévu le 18 juin 2023. Les opposants affirment que le président de la transition a violé la Constitution en vigueur et la Charte de la transition en initiant des modifications constitutionnelles sans mandat approprié.

Des partis d’opposition, des regroupements politiques et des organisations de la société civile au Mali ont décidé de saisir la justice pour annuler le référendum constitutionnel prévu le 18 juin 2023. Les opposants affirment que le président de la transition a violé la Constitution en vigueur et la Charte de la transition en initiant des modifications constitutionnelles sans mandat approprié.
Des partis d’opposition maliens ont saisi la justice pour annuler le référendum constitutionnel. En effet, le coordinateur général de l’Appel du 20 février pour sauver le Mali, Cheick Mohamed Chérif Koné, a déclaré que le référendum était illégal, car aucune procédure de révision constitutionnelle ne peut être engagée lorsque l’intégrité du territoire est menacée.
Il a ajouté que le projet de Constitution contesté remet également en cause la forme républicaine de l’État et la laïcité de l’État. Les opposants ont également souligné d’autres irrégularités, telles que l’indisponibilité des cartes d’électeurs biométriques pour la moitié des citoyens régulièrement inscrits et la non-installation des démembrements de l’Autorité Indépendante de Gestion des Élections dans une grande partie du territoire national.
En outre, le Conseil Supérieur de la diaspora Malienne (CSDM) a exprimé sa déception quant à l’article 46 du projet de Constitution, qui exige que tout candidat à la présidence de la République soit de nationalité malienne d’origine et ne possède aucune autre nationalité à la date de dépôt de la candidature. La Ligue Malienne des Imams et Érudits pour la Solidarité islamique au Mali (Limama) a également appelé tous les musulmans patriotes à voter contre le projet de Constitution dans sa forme actuelle.
La décision des partis d’opposition, des regroupements politiques et des organisations de la société civile de saisir la justice met en évidence les profondes divisions politiques et les préoccupations concernant la légitimité de la transition au Mali. Le référendum constitutionnel et les élections à venir seront étroitement surveillés par la communauté internationale, qui continuera de plaider pour une transition pacifique et inclusive vers une gouvernance démocratique stable au Mali.
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