Mali : la Russie annonce la libération d’un Russe et d’un Ukrainien captifs d’un groupe jihadiste
Le gouvernement russe a annoncé mardi 21 avril 2026 avoir récupéré, au Mali, deux hommes qui étaient retenus captive par des groupes armés. Les autorités présentent l’un des libérés comme ressortissant russe et l’autre comme ukrainien ; selon Moscou, leur enlèvement remonterait à 2024 dans le pays voisin, le Niger.

Au cours de l’été 2024, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), lié à Al-Qaïda, avait diffusé une vidéo — dont la date n’était pas précisée — affirmant détenir deux « otages russes » qu’il disait avoir enlevés dans le sud-ouest du Niger.
Dans un communiqué, le ministère de la Défense russe a indiqué que l’unité appelée « Africa Corps », placée sous son autorité, avait mené l’intervention qui a permis de reprendre ces personnes. Le texte précise que les deux hommes étaient employés par une société russe d’exploration géologique et qu’ils avaient été capturés en juillet 2024. Les noms donnés par Moscou sont Oleg Greta, né en 1962, et Iouri Yourov, né en 1970. Aucune information supplémentaire n’a été fournie sur le déroulé de l’opération ni sur d’éventuelles pertes.
La Russie publie rarement des détails sur ses actions militaires au Sahel, région où son influence s’est renforcée après plusieurs coups d’État marqués par un tournant anti-occidental. Face aux efforts internationaux pour l’isoler à la suite du conflit en Ukraine, Moscou a intensifié ses liens avec plusieurs États africains, développant des relations politiques, économiques et militaires.
Présence russe et contexte sécuritaire au Sahel
Des éléments russes — instructeurs et forces diverses — sont signalés dans plusieurs pays de la zone, notamment au Mali, au Niger, au Burkina Faso, en Guinée équatoriale, en République centrafricaine et en Libye. Plusieurs de ces États subissent depuis des années des attaques récurrentes attribuées à des groupes affiliés à Al-Qaïda et à l’État islamique.
Moscou insiste sur le rôle de l’Africa Corps dans la lutte contre ces groupes armés et présente ses actions comme visant à stabiliser la région. Les autorités russes mettent ainsi en avant un objectif de sécurité qui, selon elles, justifie un engagement accru sur le continent africain.
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