Madagascar : soutien psycho-social nécessaire à Tamatave après le cyclone Gezani
Le bilan transmis par le Bureau national de gestion des risques et catastrophes (BNGRC) lundi 16 février fait apparaître des chiffres alarmants : 59 personnes ont péri et 15 sont toujours portées disparues à la suite du passage du cyclone Gezani à Madagascar.

Le bilan transmis par le Bureau national de gestion des risques et catastrophes (BNGRC) lundi 16 février fait apparaître des chiffres alarmants : 59 personnes ont péri et 15 sont toujours portées disparues à la suite du passage du cyclone Gezani à Madagascar.
Les conséquences humaines et matérielles se poursuivent dans les zones sinistrées, où les besoins d’urgence ne cessent de se multiplier. Les équipes de secours décrivent une situation marquée par des populations éprouvées et des services locaux soumis à une forte pression.
Au-delà des dommages visibles, une urgence moins tangible mais tout aussi pressante s’impose : la santé mentale des victimes. Choc, anxiété, tristesse profonde et réactions liées au deuil constituent des souffrances répandues parmi les habitants affectés.
Pour tenter d’apaiser ces détresses, des dispositifs d’accompagnement psychologique ont été mis en place sur le terrain. Leur objectif principal est d’offrir un soutien immédiat aux personnes en proie à l’angoisse ou à la douleur émotionnelle causée par la catastrophe.
Actions et objectifs du soutien psycho-social
Sur le terrain, ces actions visent d’abord à proposer une écoute et un espace d’expression pour les sinistrés, afin de réduire l’intensité du traumatisme aigu. Elles incluent des entretiens de première ligne, des sessions collectives pour partager l’expérience et des orientations vers des soins plus spécialisés lorsque cela est nécessaire.
Les intervenants cherchent également à renforcer les capacités des communautés pour faire face à l’après-crise : apaiser les familles en deuil, repérer les personnes vulnérables et faciliter leur accès aux services essentiels. Le maintien de ces dispositifs est considéré comme indispensable tant que persisteront les séquelles psychologiques laissées par le passage du cyclone.
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