Lio révèle vivre en découvert autorisé malgré son succès
Lio, icône des années 1980, raconte qu’à 63 ans elle vit une précarité financière persistante malgré le retentissement de tubes comme Banana Split et Les brunes comptent pas pour des prunes. Dans une interview exclusive accordée au magazine aufeminin, la chanteuse explique qu’elle évolue aujourd’hui « en découvert autorisé en permanence », une situation née de choix personnels, de contraintes familiales et d’événements tragiques qui ont marqué sa vie.

Lio, icône des années 1980, raconte qu’à 63 ans elle vit une précarité financière persistante malgré le retentissement de tubes comme Banana Split et Les brunes comptent pas pour des prunes. Dans une interview exclusive accordée au magazine aufeminin, la chanteuse explique qu’elle évolue aujourd’hui « en découvert autorisé en permanence », une situation née de choix personnels, de contraintes familiales et d’événements tragiques qui ont marqué sa vie.
Le parcours artistique de Lio fut fulgurant : dans les années 1980, elle a vendu « des millions d’exemplaires », un succès qui, sur le papier, aurait pu assurer une stabilité matérielle durable. Elle admet toutefois avoir dépensé l’argent de cette période faste : « Quand j’ai eu beaucoup d’argent, je l’ai dépensé », confie-t-elle. Ce comportement de consommation s’ajoute à l’absence de constitution d’un patrimoine tangible, ce qui alimente aujourd’hui son sentiment d’insécurité face à l’avenir.
La chanteuse évoque aussi des choix familiaux et idéologiques qui ont influé sur sa situation patrimoniale. Installée en Belgique, elle rapporte que sa mère refusait l’idée de la voir devenir propriétaire, estimant que posséder signifierait se transformer en « sale conne de bourgeoise ». Ce positionnement, renforcé par des tensions avec des conseillers, a orienté ses décisions patrimoniales à un moment où la constitution d’actifs immobiliers ou financiers aurait pu offrir une protection face aux aléas.
Des épreuves personnelles et des conséquences financières
Au-delà des décisions héritées du foyer familial, Lio a traversé des épreuves personnelles lourdes. La disparition récente de son fils a accentué sa vulnérabilité et sa préoccupation pour la sécurité matérielle. Elle souligne que l’absence de patrimoine est devenue une source d’angoisse quotidienne. Par ailleurs, ses engagements publics et artistiques l’ont parfois placée au cœur de polémiques ; elle raconte notamment avoir été confrontée à une violence importante lors de l’affaire Marie Trintignant, subissant « un déferlement de haine » qui a affecté sa vie familiale.
Sur le plan financier, l’artiste décrit une normalisation d’une situation que beaucoup qualifieraient d’instable. Elle explique qu’après des relances fiscales et des difficultés, elle a adopté un mécanisme de découvert permanent : « J’ai 60 ans, je suis en découvert autorisé en permanence, parce que j’ai institutionnalisé ça quand les impôts me couraient derrière », rapporte-t-elle. Selon ses propres termes, maintenir systématiquement un petit découvert — « il fallait toujours que je sois 10 balles de découvert pour éviter les problèmes » — est devenu une règle pour gérer les contraintes administratives et les huissiers qui la sollicitent régulièrement.
Malgré ces difficultés répétées, Lio continue sa carrière et assume ses prises de position, notamment féministes, tout en faisant face aux critiques liées à sa vie personnelle et familiale, qui comprend six enfants nés d’unions différentes. Elle affirme conserver une attitude résiliente et, malgré la précarité financière qu’elle décrit, « garde finalement le sourire » face à cette réalité quotidienne.



