Libye : la dérive du méthanier Arctic Métagaz inquiète les autorités

Le ministère de la Défense du gouvernement d’union nationale libyen, dirigé par Abdelhamid Dbeibah, a indiqué le 24 mars 2026 avoir repris le contrôle d’un méthanier russe qui avait été touché durant la nuit du 3 au 4 mars. Une opération de remorquage a ensuite été lancée pour éloigner l’épave des rivages libyens, mais le risque d’une pollution importante demeure.

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Libye : la dérive du méthanier Arctic Métagaz inquiète les autorités
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Alors que le navire avait initialement dérivé en eaux internationales, une violente tempête en Méditerranée la semaine dernière l’a fait s’approcher des côtes de la Libye. Les autorités locales ont signalé que, le 24 mars, l’épave se trouvait à moins de 45 kilomètres de Zouara, une commune située à environ 115 kilomètres au nord de Tripoli.

Face à la menace d’une contamination marine, les ONG et associations environnementales du pays ont élevé la vigilance. Des images diffusées depuis la zone portuaire de Misrata montrent un bâtiment fortement éventré, laissant craindre une possible fuite de gaz naturel liquéfié ou de carburant vers la mer.

La Compagnie nationale de pétrole libyenne (NOC) a qualifié l’intervention de « technique et délicate », précisant que la coque présentait une importante brèche latérale. Selon des sources professionnelles du secteur pétrolier, un remorqueur parti de Misrata a permis, le jour même, de pousser l’épave hors des eaux littorales et de la ramener vers les zones internationales.

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Quantités transportées, responsabilités et tensions diplomatiques

Les registres maritimes indiquent que l’embarcation, identifiée comme l’Arctic Métagaz et longue de 277 mètres, avait appareillé de Mourmansk. Elle transportait près de 62 000 tonnes de gaz naturel liquéfié ainsi qu’environ 900 tonnes de fioul — des cargaisons dont la perte représenterait un danger écologique et économique majeur si elles venaient à se déverser.

Au début du mois de mars, la Russie avait imputé l’attaque à l’Ukraine, affirmant qu’un drone maritime lancé depuis des côtes libyennes avait frappé le méthanier. Cette version a suscité des demandes d’explications au sein du parlement libyen siégeant à Benghazi, qui a exigé des précisions de la part des autorités de Tripoli.

Déjà le 17 mars 2026, la France, l’Italie et sept autres États avaient alerté la Commission européenne sur les graves conséquences environnementales potentielles, les invitant à prendre en compte la menace que représentait cet incident pour le bassin maritime de l’Union.

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