Les Démocrates: le camp Nourénou Atchadé confirme les sanctions contre Houndété et consorts
Le 4 avril 2026, lors d’un Conseil national extraordinaire, la direction du parti Les Démocrates issue du courant de Nourénou Atchadé a validé sans appel la suspension de Éric Houndété et de vingt et un autres cadres de la formation politique.

Cette décision consolidée samedi entérine les mesures disciplinaires déjà annoncées fin mars par le bureau politique.
Selon le communiqué lu à l’issue des travaux, les membres sanctionnés sont accusés d’avoir enfreint les résolutions d’une précédente instance ordinaire, tenue le 22 mars 2026, qui avait statué sur la neutralité du parti à l’approche de l’élection présidentielle du 12 avril 2026.
Le désaccord est né suite à la décision de Éric Houndété et de plusieurs de ses alliés de signer un pacte républicain en faveur du ticket Romuald Wadagni – Mariam Talata, candidat du pouvoir en place pour le scrutin du 12 avril.
À l’œil du camp Atchadé, cet engagement public constitue une rupture avec la ligne politique définie par le parti, qui avait opté pour une position de non‑alignement face aux candidats en lice.
Cette mise à l’écart s’inscrit dans un conflit plus large de leadership. Après la démission de figures historiques comme Boni Yayi, la présidence des Démocrates était demeurée partagée entre Houndété, premier vice‑président et président par intérim, et Nourénou Atchadé, élu président lors du Conseil du 22 mars.
Contestant la régularité de cette transition interne, Houndété a saisi la justice pour faire annuler la désignation de Nourénou Atchadé, donnant lieu à un bras de fer judiciaire et politique au sommet du parti.
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