Les 10 pays africains avec la plus grande flotte d’avions militaires début 2026

La puissance aérienne est devenue en 2026 un élément déterminant des capacités militaires en Afrique, offrant rapidité d’intervention, portée stratégique et effet dissuasif face à des menaces transfrontalières et à des zones de conflit étendues. Selon le classement Global Firepower, l’Égypte, l’Algérie et l’Angola figurent parmi les premières puissances aériennes du continent, illustrant la place croissante accordée aux flottes d’aéronefs dans les doctrines de sécurité nationale.

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Les 10 pays africains avec la plus grande flotte d’avions militaires début 2026
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La puissance aérienne est devenue en 2026 un élément déterminant des capacités militaires en Afrique, offrant rapidité d’intervention, portée stratégique et effet dissuasif face à des menaces transfrontalières et à des zones de conflit étendues. Selon le classement Global Firepower, l’Égypte, l’Algérie et l’Angola figurent parmi les premières puissances aériennes du continent, illustrant la place croissante accordée aux flottes d’aéronefs dans les doctrines de sécurité nationale.

L’importance accordée à l’aviation militaire découle des besoins opérationnels spécifiques du continent : contre-insurrection, surveillance des frontières, protection des infrastructures énergétiques et contributions aux missions de maintien de la paix. Les avions permettent des projections rapides sur de longues distances et renforcent la capacité de renseignement et de transport logistique des forces armées, complétant des capacités terrestres souvent dispersées sur des territoires vastes.

Le classement Global Firepower place, en tête, l’Égypte avec 1 088 aéronefs militaires, un total qui lui vaut la 9e place au plan mondial. L’armée de l’air égyptienne repose sur des plateformes variées — F-16, Rafale, MiG-29, hélicoptères d’attaque et avions de transport — et s’appuie sur des partenariats de longue date avec les États-Unis, la France et la Russie. Vient ensuite l’Algérie, 16e mondiale avec 620 appareils ; sa flotte est largement constituée de matériels russes (Sukhoi, MiG) et renforcée par des systèmes de défense aérienne avancés, la Russie ayant fourni 73 % des importations militaires algériennes entre 2018 et 2022. L’Angola, 35e mondial avec 278 aéronefs, conserve une flotte héritée pour l’essentiel d’acquisitions de la Guerre froide auprès de la Russie et d’anciens alliés soviétiques, utilisée pour la défense du territoire et la sécurité intérieure.

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Classement et caractéristiques des autres forces aériennes africaines

Le Maroc figure au 37e rang mondial avec 271 aéronefs. Son armée de l’air intègre des F-16, des avions de transport et des plateformes de surveillance, soutenues par des coopérations avec les États-Unis et des pays européens, au regard des tensions autour du Sahara occidental et des ambitions régionales.

Le Soudan possède 183 aéronefs (47e mondial) comprenant chasseurs, hélicoptères d’attaque et avions de transport, majoritairement d’origine russe et chinoise. Le pays a connu des difficultés de maintenance et d’opérationnalité liées à des années d’instabilité politique et de sanctions.

L’Afrique du Sud, 48e avec 181 appareils, dispose d’une flotte comportant notamment des Gripen, des avions de transport et des hélicoptères ; elle intervient régulièrement dans des missions de maintien de la paix et des opérations humanitaires sous l’égide de l’Union africaine et des Nations unies.

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Le Nigéria (159 aéronefs, 54e mondial) a développé sa force aérienne pour appuyer les opérations de contre-insurrection contre Boko Haram et autres groupes armés ; sa flotte inclut chasseurs, hélicoptères d’attaque, drones et avions de transport fournis par les États-Unis, la Chine et l’Europe.

La Tunisie (155 aéronefs, 56e) maintient une armée de l’air modeste, axée sur la surveillance des frontières et la lutte antiterroriste, en s’appuyant sur la formation et le renseignement fournis par les États-Unis et des partenaires de l’OTAN. Le Kenya (154 aéronefs, 57e) emploie avions de chasse, hélicoptères et plateformes de surveillance pour soutenir les opérations régionales, notamment en Somalie, et pour des patrouilles maritimes dans l’océan Indien.

L’Éthiopie se situe au 70e rang mondial avec 104 aéronefs. Son armée de l’air, composée d’avions de chasse, de transport et d’hélicoptères d’origine russe et est-européenne, a été façonnée par des décennies de conflits régionaux et reste mobilisée pour la défense des frontières et les opérations de sécurité intérieure.

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