L’émirati ePointZero se positionne sur le marché africain de l’électricité avec le rachat de 90 % d’Azura Power
Le groupe émirati 2PointZero, à travers sa filiale ePointZero, va acquérir 90 % du producteur d’électricité indépendant Azura Power Holdings, actif dans trois pays d’Afrique, a annoncé l’entreprise fin août 2026. Amaya Capital, le fondateur d’Azura Power, conserve les 10 % restants. Le montant de la transaction n’a pas été communiqué.

Il s’agit de la première incursion d’ePointZero sur le continent africain. Azura Power exploite actuellement 752 mégawatts (MW) de capacité installée à travers trois centrales : Azura-Edo (461 MW) au Nigeria, Tobene (116 MW) au Sénégal, et CTRG (175 MW) au Mozambique. L’entreprise dispose en outre d’un portefeuille de projets en développement de plus de 1,5 gigawatt, combinant gaz, énergies renouvelables et stockage par batteries.
Selon le communiqué diffusé par ePointZero, la transaction doit permettre au groupe émirati d’entrer sur le marché africain de la production d’électricité en s’appuyant sur une plateforme déjà opérationnelle et des flux de trésorerie établis. Le dossier a été suivi côté émirati par le président de 2PointZero, cheikh Zayed bin Hamdan bin Zayed Al Nahyan, et sa vice-présidente et directrice générale, Mariam Almheiri, ainsi que par Mohamed Hesham, directeur général d’ePointZero. Dave Peacock reste directeur général du groupe Azura Power.
L’opération, encore soumise aux autorisations réglementaires habituelles, s’inscrit dans une stratégie plus large de 2PointZero dans le secteur énergétique africain, qui vient compléter son investissement existant dans l’égyptien Elsewedy Electric. Le groupe mise sur une demande d’électricité qui devrait doubler sur le continent d’ici 2040.
Un secteur clé pour attirer des capitaux étrangers
L’Afrique subsaharienne concentre encore 86 % du déficit mondial d’électrification. Dans ce contexte, les producteurs d’électricité indépendants comme Azura Power constituent un levier important pour attirer des capitaux étrangers et augmenter l’offre énergétique sans alourdir l’endettement des États.
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