Léa Drucker explique avoir déménagé de Ménilmontant à South Pigalle pour des raisons pratiques
Canal+ diffuse ce 4 février 2026 Le Mélange des genres, une fiction où Léa Drucker tient le rôle principal aux côtés de Benjamin Lavernhe, Judith Chemla, Julia Piaton, Vincent Elbaz, Melha Bedia et Joy Souque. Le film met en scène une enquête engagée autour d’un collectif féministe radical, les Hardies, et interroge les zones grises entre conviction militante et soupçon policier.

Canal+ diffuse ce 4 février 2026 Le Mélange des genres, une fiction où Léa Drucker tient le rôle principal aux côtés de Benjamin Lavernhe, Judith Chemla, Julia Piaton, Vincent Elbaz, Melha Bedia et Joy Souque. Le film met en scène une enquête engagée autour d’un collectif féministe radical, les Hardies, et interroge les zones grises entre conviction militante et soupçon policier.
Dans ce long métrage, Léa Drucker incarne Simone, une policière rigide envoyée en infiltration au sein du groupe. Chargée d’évaluer d’éventuelles implications dans une disparition trouble, son personnage passe d’une posture d’accusation à un doute croissant face aux militantes qu’elle observe. Le récit focalise sur la transformation psychologique d’une enquêtrice confrontée à des positions militantes et à ses propres certitudes.
Le scénario culmine sur un mensonge qualifié d’irréparable, pivot dramatique qui fait basculer l’histoire et met en lumière les dilemmes moraux du personnage. Le film explore ainsi des thèmes de tension morale et d’ambiguïté — des « zones grises » que Léa Drucker affectionne dans ses choix artistiques.
Un quotidien parisien plus simple, entre théâtre et librairies
Hors écran, Léa Drucker a opéré un déplacement géographique et de rythme : elle a quitté Ménilmontant pour s’installer dans le IXe arrondissement, du côté de South Pigalle. Ce choix est présenté par l’actrice comme motivé par la « simplicité » et des « raisons pratiques » : un quotidien plus fluide, des repères accessibles à pied et une proximité avec lieux de répétition, librairies et cafés.
Ménilmontant reste pour elle un quartier d’ancrage, décrit comme populaire et artistique, mais le nouveau quartier lui offre un autre équilibre sans rupture brutale. Elle conserve des relations de proximité : échanges avec les commerçants, plaisanteries et usages de la vie de quartier. Ce réseau ordinaire de liens de voisinage compte autant pour elle que le calme de son appartement.
Son territoire de vie et de déplacements s’articule souvent autour de la rue des Martyrs. Elle y a des rituels simples — un café à emporter, un passage chez le libraire, parfois une halte gourmande pour un fondant au chocolat — et privilégie des adresses à taille humaine, des tables chaleureuses, presque familiales.
La lecture occupe une place centrale dans sa vie hors plateau : les librairies du quartier sont décrites comme des refuges où elle flâne, s’informe par les conseils, offre des livres et revient chercher des auteurs évoqués. Chez elle, une bibliothèque fournie et un abat-jour participent à un silence propice à la concentration entre les tournages.
Le lien au théâtre demeure important. Proche de la rue Blanche, lieu de sa formation et de ses premières expériences, Léa Drucker partage des habitudes avec des compagnons de scène, parmi lesquels le comédien et metteur en scène Michel Fau. Ils se retrouvent dans une « cantine » locale après les répétitions pour des repas simples et des échanges sur leurs projets.
Pour une actrice alternant cinéma d’auteur, comédies et films engagés, la densité culturelle du IXe — théâtres, cinémas, galeries, librairies à quelques rues — est présentée comme nourrissante. Son déménagement est décrit comme un recentrage : moins une ascension visible qu’un ajustement pratique et intime, visant à préserver une vie quotidienne en adéquation avec son travail et son jeu.



