Le Somaliland veut proposer ses minerais et des bases militaires aux États-Unis
Le Somaliland multiplie les démarches pour obtenir de nouvelles reconnaissances internationales après celle d’Israël intervenue à la fin de 2025. Selon un responsable gouvernemental interrogé par l’AFP, la république autoproclamée propose aux États-Unis des accès privilégiés à ses ressources minières, ainsi que la possibilité d’établir des installations militaires sur son sol.

Le Somaliland multiplie les démarches pour obtenir de nouvelles reconnaissances internationales après celle d’Israël intervenue à la fin de 2025. Selon un responsable gouvernemental interrogé par l’AFP, la république autoproclamée propose aux États-Unis des accès privilégiés à ses ressources minières, ainsi que la possibilité d’établir des installations militaires sur son sol.
Séparée de la Somalie en 1991, la région s’est présentée depuis comme un État indépendant, sans pour autant obtenir une reconnaissance généralisée de la communauté internationale. La décision d’Israël, annoncée fin 2025, a marqué une première diplomatique majeure pour Hargeysa et a suscité une vive réaction de Mogadiscio, qui continue de revendiquer son autorité sur le territoire.
Interrogé sur ces propositions, Khader Hussein Abdi, ministre de la Présidence du Somaliland, a indiqué qu’il était prêt à accorder des concessions minières exclusives aux États-Unis et qu’il envisageait également d’ouvrir la porte à l’implantation de bases militaires américaines. Le responsable a présenté ces offres comme des leviers pour renforcer la position internationale de la république non reconnue.
La promesse d’un accès prioritaire aux gisements et la mise à disposition d’infrastructures militaires soulignent l’enjeu stratégique du territoire, situé sur une route maritime cruciale et doté de ressources naturelles dont la valeur attire l’attention d’acteurs extérieurs.
Offres, tensions et enjeux diplomatiques
Les annonces du gouvernement de Hargeysa interviennent dans un contexte régional déjà tendu : la reconnaissance par un État souverain bouleverse l’équilibre politique et provoque des réactions de rejet de la part des autorités somaliennes. Mogadiscio a exprimé sa colère après le geste israélien et reste inflexible sur le principe d’intégrité territoriale.
Sur la scène internationale, une reconnaissance isolée peut ouvrir la voie à des accords bilatéraux mais pose aussi des questions juridiques et politiques quant au statut du Somaliland. Les propositions économiques et militaires avancées par Khader Hussein Abdi sont susceptibles d’alimenter le débat entre partenaires potentiels, voisins et organisations régionales, sans pour l’instant trancher la question de la légitimité internationale.
Articles liés
Côte d’Ivoire : les micro-dramas chinois, ces mini-séries qui rendent accros
Cameroun : Roger Belinga et Gérard Ondo Ndong libérés après 20 ans de prison pour détournement de fonds
Brésil – Droits de douane : Lula appelle Trump à traiter tous les pays sur un pied d’égalité
Éthiopie : l’influence industrielle chinoise au cœur de la mobilité électrique