Le marché régional, instrument central de souveraineté financière
À Lomé, le 27 janvier, les Rencontres du marché des titres publics (REMTP) se sont ouvertes sous l’égide du ministre togolais des Finances et du Budget, Essowè Georges Barcola, qui a présenté le marché des titres publics comme un instrument clé de souveraineté financière. Organisé sur deux jours et associant la BCEAO et UMOA‑Titres, le rendez‑vous a réuni responsables publics, acteurs du marché régional et investisseurs institutionnels dans un contexte de forte expansion : le marché régional a mobilisé près de 11 900 milliards de francs CFA en 2025, contre un peu plus de 5 000 milliards trois ans plus tôt.

À Lomé, le 27 janvier, les Rencontres du marché des titres publics (REMTP) se sont ouvertes sous l’égide du ministre togolais des Finances et du Budget, Essowè Georges Barcola, qui a présenté le marché des titres publics comme un instrument clé de souveraineté financière. Organisé sur deux jours et associant la BCEAO et UMOA‑Titres, le rendez‑vous a réuni responsables publics, acteurs du marché régional et investisseurs institutionnels dans un contexte de forte expansion : le marché régional a mobilisé près de 11 900 milliards de francs CFA en 2025, contre un peu plus de 5 000 milliards trois ans plus tôt.
Les échanges se sont concentrés sur les moyens d’utiliser ce dynamisme pour soutenir les politiques publiques et réduire la dépendance aux capitaux extérieurs. Le Togo a indiqué avoir levé entre 500 et 700 milliards de francs CFA par an sur le marché régional entre 2021 et 2024, ressources qui ont couvert entre 50 % et 110 % des besoins annuels de financement de l’État et ont servi en priorité au financement des investissements publics, des infrastructures et des dépenses sociales.
Face au durcissement des conditions de financement internationales et à la volatilité des flux de capitaux, les autorités togolaises ont insisté sur la mobilisation de l’épargne intérieure comme levier pour réorienter les modèles de financement vers des sources plus endogènes et résilientes. Le ministre Barcola a mis en avant la portée stratégique du marché des titres publics pour l’autonomie financière et la mise en œuvre de réformes structurelles.
Vers une base d’investisseurs plus diversifiée et un marché secondaire plus liquide
Au plan régional, la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a souligné l’importance d’élargir la base d’investisseurs afin d’accroître l’absorption des émissions souveraines. Le gouverneur Jean‑Claude Kassi Brou a rappelé la progression de l’inclusion financière dans l’Union, avec un taux d’accès aux services financiers passé de 45 % en 2016 à près de 75 % en 2025, et un objectif de plus de 90 % à l’horizon 2030.
Cette amélioration de l’accès aux services bancaires et financiers doit, selon les intervenants, permettre d’orienter davantage d’épargne vers les titres publics. Historiquement dominantes, les banques détenaient près de 90 % de l’encours ; leur part est désormais évaluée autour de 80 %, tandis que fonds de pension, compagnies d’assurance et autres investisseurs institutionnels de long terme augmentent progressivement leur présence.
Les discussions ont aussi porté sur le développement du marché secondaire, identifié comme un élément déterminant pour la formation d’un prix de référence, la liquidité et la confiance des investisseurs. Malgré des fragilités persistantes, le segment secondaire a enregistré en 2025 un niveau d’échanges record après le ralentissement de 2023.
Les intervenants ont appelé à des mesures institutionnelles, réglementaires et opérationnelles pour favoriser la circulation des titres et la transparence des transactions, afin d’améliorer la liquidité et la stabilité des anticipations
En 2025, les volumes échangés sur le marché secondaire ont toutefois atteint plus de 5 400 milliards de francs CFA
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