Le Burkina Faso renforce sa souveraineté numérique par la supervision des infrastructures nationales

Le Burkina Faso a lancé les travaux d’un Centre de Supervision des Infrastructures Numériques destiné à renforcer la souveraineté numérique du pays : dirigé par le ministère de la Transition numérique, des Postes et des Communications électroniques, le projet est estimé à 5,4 millions de dollars et son achèvement est prévu pour octobre. Cette infrastructure doit centraliser la surveillance du réseau national, sécuriser les opérations cyberspatiales et limiter la dépendance aux dispositifs de contrôle externes.

Ousmane Traoré SambaVoir tous ses articles
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Le Burkina Faso renforce sa souveraineté numérique par la supervision des infrastructures nationales
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Le Burkina Faso a lancé les travaux d’un Centre de Supervision des Infrastructures Numériques destiné à renforcer la souveraineté numérique du pays : dirigé par le ministère de la Transition numérique, des Postes et des Communications électroniques, le projet est estimé à 5,4 millions de dollars et son achèvement est prévu pour octobre. Cette infrastructure doit centraliser la surveillance du réseau national, sécuriser les opérations cyberspatiales et limiter la dépendance aux dispositifs de contrôle externes.

Inscrit dans une stratégie nationale de contrôle des infrastructures publiques digitales, le dispositif intervient alors que les administrations et services publics confrontent une hausse des risques cybernétiques. Le gouvernement présente le centre comme un outil opérationnel pour superviser la colonne vertébrale du réseau national et pour assurer un pilotage plus direct des éléments critiques de l’écosystème numérique.

Concrètement, les autorités indiquent que le centre sera chargé de la supervision en temps réel de la dorsale nationale, de la coordination des actions de sécurisation du cyberespace et de la surveillance du fonctionnement des centres de données domestiques, en remplacement des mécanismes de monitoring externes jusqu’ici sollicités.

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Portée opérationnelle et liens avec les politiques publiques

Le projet, présenté comme un pilier central de la politique de souveraineté numérique, s’articule avec des mesures déjà engagées dans le domaine de l’identité numérique. Parmi ces mesures figurent des investissements récents dans des systèmes biométriques et la participation à des cadres régionaux d’identité numérique, auxquels le nouveau centre doit apporter un appui technique et une supervision accrue.

Les responsables gouvernementaux soulignent également que la mise en place d’un centre national de supervision permettra d’appliquer plus strictement la politique exigeant que les données sensibles relevant de l’État restent hébergées sur des infrastructures situées sur le territoire national. Cette exigence vise à réduire les risques d’accès, de manipulation ou d’exfiltration de données par des opérateurs ou prestataires extérieurs.

En termes de calendrier et de financement, l’estimation budgétaire portée à 5,4 millions de dollars couvre les phases de construction, d’équipement et de mise en service. Le ministère en charge du dossier assure la maîtrise d’ouvrage et mobilise des partenaires techniques pour le développement des capacités de supervision et des outils de contrôle des flux sur la dorsale nationale.

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Les responsables gouvernementaux présentent par ailleurs ce centre comme une infrastructure préparatoire à l’intégration future de technologies avancées, notamment l’intelligence artificielle, en renforçant au préalable les socles de données souveraines et les capacités de connectivité nécessaires à des déploiements sécurisés.

La conduite du projet est supervisée par le ministère de la Transition numérique, des Postes et des Communications électroniques qui rappelle son engagement en faveur d’une autonomie numérique dans les domaines de la gouvernance, de la gestion de l’identité et des technologies émergentes.

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