« Le Bénin est un pays sous-développé qui a besoin de travailler », Gilles Badet

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Déjà trois ans que la sixième mandature de la cour constitutionnelle est installée. Sur cette période, 1700 décisions ont été rendues par l’institution présidée par le professeur Joseph Djogbénou. Une production inédite que le secrétaire général de la cour constitutionnelle, Gilles Badet, attribue à l’amour du travail.

Installée le 6 Juin 2018, la sixième mandature de la cour constitutionnelle vient de boucler trois ans. Reçu sur la chaîne E-Télé pour le bilan des trois ans d’exercice, Gilles Badet, secrétaire général de la cour constitutionnelle n’a pas caché sa satisfaction, quant à l’abondance des décisions rendues au cours de cette mandature.

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Au total, la Cour a rendu 1700 décisions au cours des 3 ans qui se sont écoulés. Selon le Secrétaire général Gilles Badet, l’institution est passée « de 256 décisions en 2018 à plus de 500 décisions en 2019. Puis à plus de 700 décisions en 2020 et à un total de pratiquement 1700 décisions rendues par cette 6ème mandature ».

Le grand lot des recours a trait aux droits fondamentaux, aux libertés individuelles et collectives, a précisé le secrétaire général de l’institution dans sa présentation du bilan.

Le Bénin est un pays sous-développé qui a besoin de travailler…

Au cours des trois premières années de la mandature, les conseillers de la cour constitutionnelle ont rendu certaines décisions qui ont remis en cause des jugements rendus par des mandatures précédentes.

Celle qui saute le plus aux yeux, est la décision rendue par la cour sur la suppression du droit de grève. Pour Gilles Badet, cette décision est une adaptation à l’évolution du monde.

« Au Bénin, ce qui a le plus fait du bruit, c’est par rapport au droit de grève. Nous estimons que nous sommes un pays sous-développé qui a besoin de travailler, qui a besoin que toutes ses forces soient mobilisées autour du travail pour que le développement soit une réalité.« , a indiqué Gilles Badet.

Pour lui, on ne peut pas dans un pays comme le Bénin, faire de la grève, le principe. C’est pour cette raison que sans abolir le droit de grève, il a été dit, pour que l’espace de la société soit debout, il faut que l’Etat lui-même soit debout, a poursuivi le Secrétaire général qui estime qu’on ne peut pas arrêter la santé, la sécurité ou la protection de l’Etat.

« Si la santé permet à l’individu d’être debout, les ressources financières et la sécurité permettent à l’Etat de rester aussi debout », martèle-t-il.

Il rappelle pour conclure que la grève n’a pas été pour autant enlevée à ces corps de métier mais simplement encadrée car la devise du Bénin n’est pas « Fraternité – Justice – Grève« .

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