Laurence Ferrari : ses collègues la jugent « la pire » des boss
Selon une enquête du média Les Jours, Laurence Ferrari exercerait une influence officieuse et pesante au sein du groupe de magazines Prisma, allant jusqu’à « corriger voire censurer » des articles. Ces allégations, relayées par des salariés anonymes, interviennent trois ans après le rachat du groupe par Vincent Bolloré et au moment où Prisma engage un nouveau plan de départs important.

Selon une enquête du média Les Jours, Laurence Ferrari exercerait une influence officieuse et pesante au sein du groupe de magazines Prisma, allant jusqu’à « corriger voire censurer » des articles. Ces allégations, relayées par des salariés anonymes, interviennent trois ans après le rachat du groupe par Vincent Bolloré et au moment où Prisma engage un nouveau plan de départs important.
Le groupe Prisma, éditeur de titres grand public tels que Télé Loisirs, Voici ou Capital, a été acquis par Vincent Bolloré en 2021, acquisition qui avait alors conduit au départ d’une soixantaine de journalistes. Depuis, l’organisation interne et les lignes éditoriales des magazines font l’objet de tensions et d’interrogations, selon les témoignages recueillis par Les Jours.
Laurence Ferrari, 59 ans, figure médiatique de l’empire Bolloré — animatrice sur CNews et Europe 1, présidente du Journal du Dimanche et éditorialiste au JDNews et au JDMag — n’occupe cependant aucun poste officiel chez Prisma, précisent les mêmes sources. Malgré cette absence de mandat formel, plusieurs salariés affirment qu’elle intervient régulièrement dans des rédactions du groupe.
Laurence Ferrari : que disent les salariés de Prisma ?
Plusieurs journalistes interrogés par Les Jours, qui ont accepté de témoigner sous couvert d’anonymat, décrivent une présence informelle mais influente de Laurence Ferrari dans les organes de presse du groupe. « C’est la boss, et elle se comporte comme telle. Elle décide : ça c’est oui, ça c’est non », rapporte l’un des salariés. Un autre va plus loin en déclarant : « Franchement, c’est la pire. »
Les interventions attribuées à Ferrari concerneraient en particulier des magazines féminins et de sensations, avec des modifications de contenus qui, selon les témoins, s’apparenteraient tantôt à des corrections, tantôt à des censures. Parmi les titres cités figurent Voici et France Dimanche.
Les sources de Les Jours indiquent que ces interférences sont perçues comme pesantes au quotidien dans plusieurs rédactions et contribuent à un climat de travail tendu. Les journalistes évoquent une multiplication des retours et des demandes de modifications émanant d’acteurs extérieurs à la hiérarchie formelle des magazines.
Parallèlement à ces accusations d’ingérence éditoriale, le groupe Prisma a annoncé en décembre dernier un plan de départs supplémentaire susceptible de concerner jusqu’à 240 personnes, soit environ un tiers des effectifs. La direction du groupe a confirmé ces chiffres. Il s’agit, selon la communication officielle, de la troisième vague de départs en deux ans au sein de l’entreprise.
Les témoignages et les éléments publiés par Les Jours constituent la base des allégations sur l’influence informelle exercée par Laurence Ferrari chez Prisma, tandis que la direction de Prisma a validé les chiffres liés au plan social annoncé en décembre.
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